28 mars 09

le trajet d'aujourd'hui : Saint Martial, Bayonne, Saint Sébastien, Vitoria-Gasteiz, Burgos, Madrid, La Carolina, Andujar.


  • Le réveil sonne à 06h00, c'est France Bleu Gironde qui me réveille, y'a pas mieux pour une ouverture de paupières en douceur ! Je file à la douche pour me réveiller un peu. Un ptit dèj bien copieux car je compte pas m'arrêter pendant 2 heures pour becter à la mi-journée, bien entendu le temps est bien pourri ce matin avec un ciel bien bas, de la pluie fine qui tombe et du vent, en prime il ne fait pas bien chaud, le temps rêvé pour un premier jour de vacances. La voiture est chargée depuis hier, je n'ai plus qu'à dire au revoir aux parents et c'est parti pour 3 semaines !! Il est 07h00 quand je décolle de Saint Martial, déjà tout excité à l'idée d'arriver là bas. En passant à Saint Macaire, je m'arrête à la presse me prendre le Marianne de la semaine, façon d'avoir quelque chose à lire d'intéressant quand j'aurai un petit moment de creux le soir. Ah oui, aussi j'allai oublier, faut que je retire 80€ au guichet, façon d'avoir un peu de monnaie, on ne sait jamais. Il fait 8°C et il pleut, c'est pas ça qui va entamer mon moral, c'est les vacances, non ? Il n'y a pas grand monde sur la N10, ce qui risque ne pas être le cas la semaine prochaine car ça sera le début des vacances scolaires. J'arrive à l'entrée de Bayonne et la galère commence, le nœud du BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) est toujours aussi encombré, j'aurais dû prendre l'autoroute, mais le pompon est au niveau de Saint Sébastien, un bouchon monstre sur plusieurs kilomètres, j'avance aussi vite qu'une tortue endormie ... en fait c'est un accident qui s'est produit plus loin, avec cette pluie et la chaussée glissante, ça ne m'étonne pas. J'arrive encore à capter France Info sur les grandes ondes, Colonna vient de prendre très cher à son procès. pendant plus de 3/4 d'heure je poireaute dans la file de voitures, ça commence bien. Enfin le miracle se produit à 11h45 et le bouchon qui se dissous, c'est pas trop tôt. Je m'arrête à Mendoza, petit village à côté de Vitoria, 7 ans après voilà que je me re-arrête dans ce village !!!

    Et oui, quand on est allé au Portugal en 2002 Stèph, David et moi nous nous étions déjà arrêté pour manger. Il est 13h00, et je casse la croute dans la voiture sur le parking de l'église car si j'ai passé la frontière et bien le temps est toujours pareil. on allé faut bien repartir, mais pas un brin de ciel qui pourrait s'éclaircir. Juste avant Burgos, je m'endors au volant, sur la digestion c'est terrible !! Je suis obligé de m'arrêter pour dormir 1/4 d'heure sur un parking d'une station abandonnée, le temps de récupérer, y'a tellement de vent que la 206 en est secouée, on dirait que le temps s'éclaircit, non fausse alerte, ça redouble de pluie. Une envie soudaine et pressente me prend et je pars derrière la station pour couler un de ces bronzes !! Le vent avec le grésil/neige fondue me fouette le postérieur, c'est pas possible ... J'en reviens pas, c'est la 1ère fois que je débute un voyage dans de pareilles conditions. Il fait maintenant 2°C, je me prend une tempête de neige à Burgos pendant 10 min.

    Je n'avais même pas remarqué que le paysage si caractéristique de l'Espagne commençait à apparaître : Chênes verts formant des touffes sombres dans les prairies. Juste après Aranda de Duero, au niveau de l'aire de repos d'Honrubia de la Cuesta, je subis une de ces tempêtes de neige, copieux !!! J'en reviens pas, la neige tient au sol !!!

    1°C, faut le vivre, moi qui vais en Andalousie pour trouver le soleil et la chaleur, ben , c'est tout à fait ça ... C'est de pire en pire en montant le col de Somosierra, de la neige partout, du brouillard, un bon temps de mois de janvier, ça tombe dru, les saleuses sont de sortie car il fait -1°C à présent. Quelle journée de merde. En descendant le col, j'arrive dans la plaine et le temps est beaucoup plus clément, bon pas de quoi faire péter le short et les lunettes de soleil, mais bon y'a du mieux. Depuis que j'ai passé la frontière j'ai remarqué que les espagnols conduisent vraiment bien et tout est très bien indiqué. Voilà Madrid, la capitale ibérique, c'est bizarre y'a pas beaucoup de de grands immeubles, à part 3 ou 4 sur l'ouest de la ville. Trop simple de traverser Madrid, moi qui redoutais cette portion du voyage, il suffit de se laisser guider par l'autoroute qui traverse la capitale, ça ne me prend qu'1/4 d'heure, les doigts dans le pif, à l'aise Blaise. Voilà, je me dirige maintenant vers les terres d'Andalousie, en jonglant avec les stations radio j'arrive à trouver une radio marocaine qui parle en français, c'est tout bon ça. 8°C, il est 18h00 et il me reste 300 bornes avant d'arriver à Cordoue, j'ai le cul haché menu sur le siège de la 206 !! Et la pluie qui remet ça, quelle journée. Cette route du sud me semble interminable, j'ai l'impression de ne pas avancer des ces paysages qui deviennent de plus en plus arides, la vigne basse fait sont apparition dans cette terre argileuse rougeâtre, les oliviers sont bien plus petit qu'en Grèce on dirait, ça va pas être facile de faire du camping sauvage au milieu. De toute façon c'est râpé pour ce soir, le temps est bien trop menaçant. qu'est ce que c'est que ces établissements au bord de la route, des bars/restos aux noms "douteux", je me demande si ce ne serait pas des maisons closes ? ... ça m'en a bien l'air en tout cas, je vais pas aller vérifier à l'étage si les pièces sont occupées !!! La nuit tombe, je prends de l'essence à Valdepeña, c'est comme en Islande il faut marquer la somme d'abord et se servir ensuite, purée ça me fait du bien de descendre de la voiture. Cette route me tue, elle me fait penser aux immenses routes de l'ouest américain traversant des déserts sans croiser un seul village ou âme qui vive sur des centaines de kilomètres.
    Je passe le défilé de Despeñaperros dans l'indifférence totale et dans le brouillard ... total, c'est ici que se trouve la frontière géographique qui sépare l'Andalousie du reste de l'Espagne, me voilà donc théoriquement arrivé. La nuit est tombée et je vois des éclairs au loin sur Cordoue, puis la température augmente brusquement il fait un bon 14°C et une impression de moiteur dans l'air, ... ça doit être l'effet des maisons closes de tout à l'heure ... C'était trop beau une bonne averse me retombe sur le coin du nez, je vais craquer. J'arrive à La Carolina, un nom de ville bien dans l'esprit de la région, ... Dans un ultime effort je pousse jusqu'à Andujar, je n'en peux plus, j'ai le cul et les jambes en vrac, sans parler du ménisque du genoux droit qui me lance (c'est terrible le foot), il est 21h15, je dormirai ici dans la 206. Je me gare en bout d'un parking d'hôtel et je prend copieusement l'air dehors, un bon gros sandwich m'attend dans le coffre, le pauvre je l'engloutis en 1 minute, c'est ce qui s'appelle une faim de loup. malheureusement le parking est surveillé par des caméras, je vais pas pouvoir passer la nuit ici, je prends une autre rue qui me mène sur un grand parking d'ateliers de mécanos de camions ou de bus, m'installe en coin hors de vue des candélabres électriques et au moment de m'enfiler dans le duvet sur le siège passager voilà qu'un gros 4x4 arrive à toute vitesse sur le parking et fait un énorme dérapage frein à main ... merde je suis grillé, mais non il ne fait pas cas de moi, il entre dans le garage et en ressort un peu plus tard avec 3 nenettes et de 2 types. Il s'est remit à pleuvoir, je m'endors à 22h00, crevé.