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le trajet d'aujourd'hui : Olympie, Patras, Itea, Delphes, Osios Loukas.


  • Il pleut une bonne partie de la nuit, heureusement que j’ai installé la tente sous l’appentis. Je passe une nuit relativement bonne, je me lève à 07h30 et une idée de vengeance me prend soudainement !!! A la vue des chats en train de dormir dans leurs caisses … Je prends un malin plaisir à coller des grands coups de pompes dans les caisses pour les réveiller !!! A mon tour de jouer les emmerdeurs de service. Evidement le réveil fut des plus brutal pour mes « amis » les chats. Ce matin il fait grand beau temps, je vais me régaler sur le site antique d’Olympie. Je plie la tente, me fait un bon petit dej avec comme toujours café au lait, 3 bonnes tartines beurrées + confiture et une orange. Le site antique se trouve juste à la sortie du village, il n’y a comme d’habitude personne sur les grands parkings, c’est vraiment un bon plan que de faire les visites des sites antiques à l’ouverture, en l’occurrence ici c’est à 08h00, car il n’y a personne. Le site pour mes yeux seuls !! C’est là que l’on prend toute la dimension des lieux. A Olympie, le site se trouve dans une petite cuvette boisée longée par la rivière Kladeos. J’entre dans le gymnase où il ne reste plus grand-chose car les vestiges ont été emportés par les crues de la rivière.

    J’entre ensuite dans le palestre, c’est la salle des sports, elle est carrée entourée de colonnades et de petites salles où les athlètes s’entraînaient dans la cour et se baignaient, se couvraient d’huile dans les salles au pourtour.

    Après ce trouve l’atelier de Phidias, c’est ici qu’il a conçu la statue de Zeus Olympien (une des 7 merveilles du monde) pour le temple à proximité. Le Leonidion était l’immense hôtel qui accueillait les athlètes tous les 4 ans, ils étaient plus de 200.000 à concourir ici.

    Un peu plus loin on entre dans le bois sacré où se trouve le sanctuaire avec le temple de Zeus et le temple d’Héra, donc le temple de Zeus renversé par un tremblement de terre au 6s ap JC a anéanti toutes les colonnes qui se trouvent par terre aujourd’hui.

    Le temple d’Héra, lui a conservé quelques colonnes et tout le sous bassement.

    Enfin voici le fameux couloir qui mène au stade, rêve de tous les sportifs de la planète que de pénétrer dans l’antre qui vit briller les Jeux Olympiques antiques !!!

    me voilà enfin sur le stade, la piste de 192m de long est en terre battue, je suis seul sur la piste avec un soleil magnifique, imaginons l’ambiance qu’il y avait ici il y a 24 siècles. Les gradins utilisent les pentes douces du stade (on pouvait y mettre 20.000 spectateurs), je m’amuse à prendre des positions de coureurs sur la ligne de départ !!

    On constate aussi les dégâts causés par les incendies il y a 5 mois (juillet 2007) qui avaient faillit ravager tout le site d’Olympie, les collines avoisinantes sont brûlées.

    Il est maintenant 10h00 je vais pas tarder à y aller, je sort du stade et que vois-je ??? Une horde, que dis-je, une marrée (et c’est peu dire !!) de touristes colonisant tout le site, et dire qu’il y a ¼ heure j’étais tout seul !! Effectivement le site antique a perdu de son ambiance et de sa tranquillité !!

    Heureusement que je m’en vais, ça en devient même désolant, et des queues interminables s’allongent à vue d’œil à l’entrée, les guides brandissent leurs panneaux repères,

    une 20ène de cars sont garés, c’est de la folie, et dire que la haute saison est passée … J’ai vraiment eu du bol en venant à l’ouverture. Allé hop en voiture Simone !! Direction Patras pour passer le pont 11€ tout de même (c’est le pont suspendu le plus long du monde, 3km) reliant le Péloponnèse à la Grèce continentale,

    bien sûr les grecs roulent toujours aussi bien !!

    Et je longe la côte nord du golfe de Corinthe jusqu’à Itea, auparavant je fais de l’essence à Galaxidi, je n’en mets que 15€ tellement elle est chère mais je suis bien obligé je n’en presque plus et c’est une des seules stations de la région,

    arrivé à Itea je quitte la côte et je commence à attaquer le col qui mène à Delphes, à mi-parcours je surplombe la mer d’olivier d’Itea (400.000 oliviers) une plaine immense couleur vert/bleuté avec quelques foyers de fumées ça et là (ce sont les paysans qui une fois élagués les branches d’oliviers, les font brûler sur place),

    j’entre maintenant dans le massif montagneux des monts Parnasse, j’arrive à Delphes, petit village à flan de montagne tout en longueur, il est 16h00 et un monde pas possible sur le site antique juste après le village. Je décide donc de ne pas aller le visiter aujourd’hui, je me le réserve pour demain matin, à l’ouverture !! Comme pour Olympie ce matin, ça serait énorme d’être encore tout seul dans ce site aussi exceptionnel, par contre il faut espérer avoir beau temps demain. Je continue ma route vers le village d’Arachova, une station de ski très bourgeoise,

    et je prend la direction du Monastère d’Osios Loukas à 25km sur le panneau, en chemin ils ont dû en oublier 15km par là, car en fait c’est plutôt 40 que 25…. Les monts Parnasse sont un massif très vaste avec de grandes forêts de châtaigniers, hêtres, platanes, … magnifiques couleurs automnales. Je m’arrête à Distomo faire le plein d’essence car ici il est bien moins cher qu’à Galaxidi.

    J’arrive au monastère d’Osios Loukas en pleine campagne, personne encore sur le parking,

    j’entre dans la cour et je vais à la cahute pour prendre un ticket d’entrée, non !! C’est gratuit à cause des travaux sur la façade de l’église principale, 3€ d’économisés. Ce monastère byzantin (11 siècle) est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. Il est encore habité par quelques moines orthodoxes,

    je m’arrête un peu pour m’imprégner de l’atmosphère spirituel du lieu, il se dégage une sérénité à toute épreuve et un silence apaisant. J’entre dans l’église du Katholikon (11 s) au centre du monastère, faite de brique rouge.

    A l’intérieur un déploiement d’extraordinaires mosaïques tapissent toutes les coupoles, les voûtes, les tympans, les iconostases et les pilastres, admirables les mosaïques à fond d’or, des icônes peintes un peu partout l’art orthodoxe est poussé à son extrême, c’est d’une richesse artistique merveilleuse.

    La crypte qui abrite la dépouille de Saint Luc le Styriote est tapissée elle aussi de peintures murales représentant plusieurs moments importants de l’évangile : la cène, la mise au tombeau, la crucifixion, …

    La 2ème église qui se trouve entre la Katholikon et les cellules monastiques est l’église Theotokos intéressante par ses parterres de mosaïques de marbre et d’autres pierres,

    par contre elle est beaucoup plus dépouillée au niveau de la décoration murale.

    Un énorme arbousier se trouve dans la cour extérieure est je me colle une ventrée d’arbouses en guise de collation !! Il est 17h30, temps de rentrer pour me trouver un petit coin sympa dans les monts Parnasse pour installer ma tente.

    C’est bizarre mais on dirait que l’orage se met à gronder … Et oui le temps commence à se couvrir, au beau milieu de la campagne je dégotte un petit chemin qui mène à une bergerie abandonnée en contrebas, je vais installer ma tente contre la bâtisse afin d’être abrité du vent et de la pluie. Une fois installé une voiture passe à la route et s’arête, le conducteur me fait signe de venir … Mince c’est le proprio je pense, il va me dire de dégager !! C’est sûr !! Je m’avance vers lui et il me parle en grec, mince comment faire il ne comprend rien à l’anglais et encore moins au français, je lui explique que je ne suis là que pour une nuit, juste pour dormir, mais il ne veut rien entendre, mais j’arrive subitement à comprendre ce qu’il veut me dire !!! Il me montre du doigt le ciel qui s’assombrit et ma tente en contrebas et oui !!! il veut me dire que si l’orage tombe je vais avoir ma tente toute inondée !!! Pas bête du tout je n’y avais pas pensé !! Je le remercie grandement et m’empresse de remonter ma tente en haut de la pente douce, je cale aussi la voiture à raz de la tente face à la pluie, d’ailleurs elle commence à tomber. Direction l’intérieur de la tente, je mange 3 bricoles et hop dans le duvet, il ne fait vraiment pas chaud, 7° cette nuit et en plus il a plut sans s’arrêter.

    16 Novembre - Grèce, Olympie, site antique, stade, JO, pont de Patras, mer d'oliviers d'Itea, Delphes, Arachova, monastère d'Osios Loukas, mont Parnasse

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    le trajet d'aujourd'hui : Olympie, Patras, Itea, Delphes, Osios Loukas.


  • Il pleut une bonne partie de la nuit, heureusement que j’ai installé la tente sous l’appentis. Je passe une nuit relativement bonne, je me lève à 07h30 et une idée de vengeance me prend soudainement !!! A la vue des chats en train de dormir dans leurs caisses … Je prends un malin plaisir à coller des grands coups de pompes dans les caisses pour les réveiller !!! A mon tour de jouer les emmerdeurs de service. Evidement le réveil fut des plus brutal pour mes « amis » les chats. Ce matin il fait grand beau temps, je vais me régaler sur le site antique d’Olympie. Je plie la tente, me fait un bon petit dej avec comme toujours café au lait, 3 bonnes tartines beurrées + confiture et une orange. Le site antique se trouve juste à la sortie du village, il n’y a comme d’habitude personne sur les grands parkings, c’est vraiment un bon plan que de faire les visites des sites antiques à l’ouverture, en l’occurrence ici c’est à 08h00, car il n’y a personne. Le site pour mes yeux seuls !! C’est là que l’on prend toute la dimension des lieux. A Olympie, le site se trouve dans une petite cuvette boisée longée par la rivière Kladeos. J’entre dans le gymnase où il ne reste plus grand-chose car les vestiges ont été emportés par les crues de la rivière.

    J’entre ensuite dans le palestre, c’est la salle des sports, elle est carrée entourée de colonnades et de petites salles où les athlètes s’entraînaient dans la cour et se baignaient, se couvraient d’huile dans les salles au pourtour.

    Après ce trouve l’atelier de Phidias, c’est ici qu’il a conçu la statue de Zeus Olympien (une des 7 merveilles du monde) pour le temple à proximité. Le Leonidion était l’immense hôtel qui accueillait les athlètes tous les 4 ans, ils étaient plus de 200.000 à concourir ici.

    Un peu plus loin on entre dans le bois sacré où se trouve le sanctuaire avec le temple de Zeus et le temple d’Héra, donc le temple de Zeus renversé par un tremblement de terre au 6s ap JC a anéanti toutes les colonnes qui se trouvent par terre aujourd’hui.

    Le temple d’Héra, lui a conservé quelques colonnes et tout le sous bassement.

    Enfin voici le fameux couloir qui mène au stade, rêve de tous les sportifs de la planète que de pénétrer dans l’antre qui vit briller les Jeux Olympiques antiques !!!

    me voilà enfin sur le stade, la piste de 192m de long est en terre battue, je suis seul sur la piste avec un soleil magnifique, imaginons l’ambiance qu’il y avait ici il y a 24 siècles. Les gradins utilisent les pentes douces du stade (on pouvait y mettre 20.000 spectateurs), je m’amuse à prendre des positions de coureurs sur la ligne de départ !!

    On constate aussi les dégâts causés par les incendies il y a 5 mois (juillet 2007) qui avaient faillit ravager tout le site d’Olympie, les collines avoisinantes sont brûlées.

    Il est maintenant 10h00 je vais pas tarder à y aller, je sort du stade et que vois-je ??? Une horde, que dis-je, une marrée (et c’est peu dire !!) de touristes colonisant tout le site, et dire qu’il y a ¼ heure j’étais tout seul !! Effectivement le site antique a perdu de son ambiance et de sa tranquillité !!

    Heureusement que je m’en vais, ça en devient même désolant, et des queues interminables s’allongent à vue d’œil à l’entrée, les guides brandissent leurs panneaux repères,

    une 20ène de cars sont garés, c’est de la folie, et dire que la haute saison est passée … J’ai vraiment eu du bol en venant à l’ouverture. Allé hop en voiture Simone !! Direction Patras pour passer le pont 11€ tout de même (c’est le pont suspendu le plus long du monde, 3km) reliant le Péloponnèse à la Grèce continentale,

    bien sûr les grecs roulent toujours aussi bien !!

    Et je longe la côte nord du golfe de Corinthe jusqu’à Itea, auparavant je fais de l’essence à Galaxidi, je n’en mets que 15€ tellement elle est chère mais je suis bien obligé je n’en presque plus et c’est une des seules stations de la région,

    arrivé à Itea je quitte la côte et je commence à attaquer le col qui mène à Delphes, à mi-parcours je surplombe la mer d’olivier d’Itea (400.000 oliviers) une plaine immense couleur vert/bleuté avec quelques foyers de fumées ça et là (ce sont les paysans qui une fois élagués les branches d’oliviers, les font brûler sur place),

    j’entre maintenant dans le massif montagneux des monts Parnasse, j’arrive à Delphes, petit village à flan de montagne tout en longueur, il est 16h00 et un monde pas possible sur le site antique juste après le village. Je décide donc de ne pas aller le visiter aujourd’hui, je me le réserve pour demain matin, à l’ouverture !! Comme pour Olympie ce matin, ça serait énorme d’être encore tout seul dans ce site aussi exceptionnel, par contre il faut espérer avoir beau temps demain. Je continue ma route vers le village d’Arachova, une station de ski très bourgeoise,

    et je prend la direction du Monastère d’Osios Loukas à 25km sur le panneau, en chemin ils ont dû en oublier 15km par là, car en fait c’est plutôt 40 que 25…. Les monts Parnasse sont un massif très vaste avec de grandes forêts de châtaigniers, hêtres, platanes, … magnifiques couleurs automnales. Je m’arrête à Distomo faire le plein d’essence car ici il est bien moins cher qu’à Galaxidi.

    J’arrive au monastère d’Osios Loukas en pleine campagne, personne encore sur le parking,

    j’entre dans la cour et je vais à la cahute pour prendre un ticket d’entrée, non !! C’est gratuit à cause des travaux sur la façade de l’église principale, 3€ d’économisés. Ce monastère byzantin (11 siècle) est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. Il est encore habité par quelques moines orthodoxes,

    je m’arrête un peu pour m’imprégner de l’atmosphère spirituel du lieu, il se dégage une sérénité à toute épreuve et un silence apaisant. J’entre dans l’église du Katholikon (11 s) au centre du monastère, faite de brique rouge.

    A l’intérieur un déploiement d’extraordinaires mosaïques tapissent toutes les coupoles, les voûtes, les tympans, les iconostases et les pilastres, admirables les mosaïques à fond d’or, des icônes peintes un peu partout l’art orthodoxe est poussé à son extrême, c’est d’une richesse artistique merveilleuse.

    La crypte qui abrite la dépouille de Saint Luc le Styriote est tapissée elle aussi de peintures murales représentant plusieurs moments importants de l’évangile : la cène, la mise au tombeau, la crucifixion, …

    La 2ème église qui se trouve entre la Katholikon et les cellules monastiques est l’église Theotokos intéressante par ses parterres de mosaïques de marbre et d’autres pierres,

    par contre elle est beaucoup plus dépouillée au niveau de la décoration murale.

    Un énorme arbousier se trouve dans la cour extérieure est je me colle une ventrée d’arbouses en guise de collation !! Il est 17h30, temps de rentrer pour me trouver un petit coin sympa dans les monts Parnasse pour installer ma tente.

    C’est bizarre mais on dirait que l’orage se met à gronder … Et oui le temps commence à se couvrir, au beau milieu de la campagne je dégotte un petit chemin qui mène à une bergerie abandonnée en contrebas, je vais installer ma tente contre la bâtisse afin d’être abrité du vent et de la pluie. Une fois installé une voiture passe à la route et s’arête, le conducteur me fait signe de venir … Mince c’est le proprio je pense, il va me dire de dégager !! C’est sûr !! Je m’avance vers lui et il me parle en grec, mince comment faire il ne comprend rien à l’anglais et encore moins au français, je lui explique que je ne suis là que pour une nuit, juste pour dormir, mais il ne veut rien entendre, mais j’arrive subitement à comprendre ce qu’il veut me dire !!! Il me montre du doigt le ciel qui s’assombrit et ma tente en contrebas et oui !!! il veut me dire que si l’orage tombe je vais avoir ma tente toute inondée !!! Pas bête du tout je n’y avais pas pensé !! Je le remercie grandement et m’empresse de remonter ma tente en haut de la pente douce, je cale aussi la voiture à raz de la tente face à la pluie, d’ailleurs elle commence à tomber. Direction l’intérieur de la tente, je mange 3 bricoles et hop dans le duvet, il ne fait vraiment pas chaud, 7° cette nuit et en plus il a plut sans s’arrêter.