le trajet d'aujourd'hui : le Ben Macdhui.


  • Nous sommes avertis pour la suite du voyage il va falloir faire gaffe ce soir et les soirs prochains, nous faisons vite fait la vaisselle et direction le massif des Cairngorms pour une bonne rando toute la journée. Nous nous garons sur le parking de la station de ski, il y a un départ pour monter au sommet du Cairngorms avec des téléfériques ce que pas mal de gens prennent pour monter en haut. Mais nous nous allons faire la rando qui mène au plus haut sommet du massif des Cairngorms : le Ben Macdhui (1309m) nous avons tous les 3 notre petit sac à dos avec la bouffe pour midi, de quoi boire et nos coupe-vent. Nous partons sans trop savoir le chemin car nous n’avons pas de carte mais on compte bien se repérer grâce au chemins balisés et suivre les quelques randonneurs, il fait un temps très agréable mais le ciel est couvert ce qui ne dérange pas pour voir le paysage magnifique qui va s’étendre sous nos yeux.

    Le petit chemin est assez caillouteux, très peu de végétation arbustive à cause du vent, l’herbe est rase est de nombreuse petites tourbières sont présentes.

    La montée se passe bien et on s’arrête à un panneau qui nous explique qu’a partir de ce point l’état écossais ne se rend plus responsable si il y arrive quelque chose aux randonneurs, que chacun prenne ces responsabilités en cas d’accident, et qu’il faut prévenir au moins 2 personnes dans la vallée en signalant que l’on est dans le massif évidement ce que l’on a pas fais, on commence à se poser des questions savoir si on fait machine arrière ou si l’on continue, de plus un type et son gamin arrive en descendant et nous voit hésiter et nous demande notre nationalité et savoir si on est équipé de cartes ou boussole ? Réponse négative de notre part, il prend l’air sérieux et nous dit qu’on est fou d’y aller sans rien on lui demande si lui en revient du sommet et nous dit que non car il n’est pas équipé qu’il c’est promené juste la et qu’il n’est pas branque car il à une femme et une famille qui l’attendent en bas au parking !! Il ne veut pas mettre sa vie en danger !!! Tout cela nous refroidit considérablement et le type repart. Christophe est le plus septique sur la poursuite de la ballade alors que moi et Steph sommes quand même plus optimiste et nous décidons alors de poursuivre le parcours à nos risques et périls. C’est reparti pour la ballade, nous commençons à surplomber avec un super point de vue toute la vallée d’Aviemore ainsi que le loch Morlich, le ciel commence légèrement à se couvrir de brouillard, mais rien d’inquiétant.

    Nous traversons des tourbières, des petits ruisseaux, des près ainsi que des surfaces rocheuses.

    l n’y a pas grand monde dans la montagne il ne faudrait pas que l’on se perde !! Et subitement le brouillard tombe en l’espace de 5 min, nous voila enveloppé dans cet épais coton !!!

    Nous ne pouvons plus faire demi-tour au risque de se perdre. Quelle galère on ne voit plus rien à 20m devant nous et le chemin se fait de moins en moins précis, nous n’avons plus aucun repère visuel même à courte distance impossible de voir si nous longeons un ravin ou un loch, cet ambiance d’être seul au monde !! Nous nous arrêtons devant un amas de gros rochers qui nous abrite du vent pour manger,

    au moment de repartir un lagopède des rochers nous traverse devant et part se camoufler dans les cailloux et le brouillard. Nous repartons dans la montagne où l’herbe se fait de plus en plus rare et laisse place aux cailloux pour unique surface. Impossible de voir le sommet du Ben Macdhui et donc de dire pour combien de temps on va avoir encore à marcher. Quand nous arrivons au sommet de collines et pensons arriver au bout et bien non nous continuons à marcher de longues heures sans repaires en faisant bien attention à ne pas se tordre une cheville dans tous ces rochers. Le brouillard s’est imbibé dans mon pull en laine, c’est terrible, le silence est presque oppressant.

    Nous n’en voyons pas la fin, il n’y a maintenant plus aucun chemin et le brouillard toujours plus dense, il n’y a plus que des cairns (tas de pierres de forme pyramidale) de loin en loin pour se repairer. Nous arrivons au pied d’un « mur » de pierres, cette rando en devient interminable et nous commençons à gravir ce « mur » avec une forte déclinaison pendant bien ½ heures. Nous arrivons enfin au sommet où un petit groupe se fait prendre en photo au pied d’un petit cercle de pierre, on y trouve aussi une table « rose des vents », Christophe et moi nous y déposons nos appareils photos pour nous prendre tous les 3 devant le monument indiquant le sommet, évidement une petite bourrasque de vent fait tourner l’appareil de Chris au moment où le retardateur prend une photo !! Donc une photo du brouillard au sommet pour Chris !! Dommage que l’on ne puisse pas admirer le paysage et le point de vue depuis ici, ça doit être grandiose.

    Après un petit ¼ d’heure de pose nous entamons la descente en suivant à 20m un petit groupe accompagné d’un guide, comme ça on ne risquera pas de se perdre, puis petit à petit ce groupe s’éloigne et nous n’entendons plus de voix mais nous sommes sur le bon chemin car nous repassons le long d’un petit loch sur un plateau de verdure. La purée de brouillard commence à être moins dense et nous distinguons quelques ravins sur notre gauche, et s’est là que nous nous trompons de chemin pour la première fois, on se retrouve donc dans une vallée où nous ne sommes pas passés à l’allé, il faut donc remonter par un petit chemin pour rattraper le bon chemin. Voila le soleil qui nous accueille dans la dernière partie de la descente et nous voilà arrivé à la voiture bien fatigués de cette escapade, on s’en souviendra de la rando du Ben Macdhui !!!! Qui aura duré quand même 7/8 heures. Et direction le camping pour un bon repas bien mérité et manger quand même assez tôt pour ne pas se faire becter pas les midges comme la soirée dernière. On se fait un repas à se faire éclater le ventre, un bon bouillon de soupe, un énorme saladier de nouilles, une boite de sardines et de fruits chacun.

    Nous faisons la vaisselle vite fait et direction la tente avant que les midges n’arrivent, ce qui ne saurait trop tarder, effectivement l’invasion recommence comme hier et la nuit va être du même acabit que la dernière … génial …