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le trajet d'aujourd'hui : Kalambaka, les Météores, Larissa, Volos.


  • Le soleil me réveille de bon matin, quel temps splendide comparé à hier, plus un nuage dans le ciel des Météores, c’est génial. Le seul petit soucis (en fait un gros !!) c’est que mes piles de d’appareil photo sont vides, ce qui craint un petit peu au vu de la journée qui m’attend. On est dimanche et le supermarché est fermé, et à la maison de la presse ils vendent des piles mais elles sont hors de prix. Si je dois les charger avec mon petit panneau solaire il va me falloir 3h00 avec le soleil, je m’installe alors sur un parking en bas du village et je laisse la Focus tourner, j’allume mes phares et je place le panneau solaire en face de l’un d’eux. Je perds 01h30 à recharger les accus, j’ai le temps de prendre le petit dej, de lire un peu mais je ne peux pas bien sûr, m’éloigner de la voiture.

    Résultat des courses : je décolle enfin il est 11h00, le parcours de la route des Météores fait environ 17km et il démarre de suite après le village de Kastraki.


    L’HISTOIRE GEOLOGIQUE de ce site est que ces tours rocheuses se dressant au débouché de défilés taillés dans le calcaire du Pinde par la rivière le Pineios et ses affluents. Les eaux de ruissellement descendant du massif ont déblayé l’actuelle vallée sans pouvoir entamer les bancs de grès et de conglomérats tertiaires plus durs qui subsistent, surplombant de près de 300m la campagne environnante. Une soixantaine de tours ont été décomptées.


    L’HISTOIRE MONASTIQUE du site est bien plus récente elle, dès le 11e s des moines anachorètes se retirèrent dans les grottes des Météores où leur mysticisme s’exaltait dans la solitude et la proximité des espaces infinis. C’est seulement au 14e s que nombre de ces ermitages furent transformés en monastères alors que les serbes envahissaient la Thessalie et que le brigandage sévissait. Saint Athanase, venu du mont Athos, fondait alors, avec 9 moines, le Grand Météore, dans un lieu difficilement accessible, et d’autres établissements suivaient cet exemple, malgré les difficultés considérables rencontrées dans le transport des matériaux, hissés à dos d’homme ou à l’aide de treuils. Les 15e et 16e s, constituèrent la grande période des monastères dont le nombre atteignit 24 et qui furent décorés de fresques et d’icônes par de grands artistes, tels le moine Théophane le Crétois, qui peignit aussi au mont Athos, et ses disciples. Malheureusement les rivalités entre communautés et la diminution des vocations amenèrent un déclin, qui s’accéléra avec l’intégration à la Grèce en 1881. En effet, les propriétés foncières des moines furent confisquées dans les années 1920. Puis les monastères subirent des détériorations importantes et le pillage de certains de leurs trésors lors de la 2nde guerre mondiale. Un nouvel essor monastique ne parut qu’après la guerre civile de 1949. De nos jours, 5 monastères et un couvent seulement sont occupés par des moines et des nones. Naguère les monastères n’étaient accessibles que par des échelles amovibles ou des nacelles suspendues à des cordes et tractées par un treuil jusqu’à une tour en surplomb, d’après les voyageurs d’antan les cordes n’étaient remplacés qu’après rupture !! De nos jours des escaliers d’accès ont été aménagés et une route dessert les principaux monastères. (Extrait du guide vert Michelin « la Grèce »).



    Au commencement en face du village de Kastraki des grottes bizarres se trouvent dans la roche, on dirait des bulles d’air,

    mais à les observer de plus près je remarque que c’était ici que les 1ers moines au 11e s s’étaient installés, et oui il y a encore les restes des aménagement des grottes primitives.

    quels paysages grandioses avec des couleurs automnales fabuleuses

    Le premier des monastères est Agios Nikolaos, abandonné au 19e s, il a été rénové,

    juste à côté sur un petit piton rocheux je distingue les restes d’un monastère détruit, il ne reste plus que les soubassements des murs.

    La route serpente entre les pitons rocheux et les bosquets de végétation, c’est grandiose, on aperçoit par endroits entre les pitons la vallée du Pinde.

    Je me gare au Monastère de Roussanou, celui là est totalement perché sur un piton, il n’est accessible que par 2 escaliers qui traversent le vide. La cage de ravitaillement se trouve à l’angle de la route prête à être remontée. Avant de m’intéresser de plus prêt à ce monastère fascinant je vais me promener un peu sur un sentier à flan de piton

    et je rencontre tout d’abord des français, plus exactement des Lormontais, le type est chirurgien au Tripode à Bordeaux. Mais la rencontre la plus surprenante est celle avec un albanais de Tirana, un homme d’une 70ène d’années, ancien professeur, il ne parle pas un mot de français, quelques mots d’anglais, mais d’une gentillesse !!! On fait un bon bout de chemin ensemble, le pauvre homme ça grimpe fort pour lui, il est obligé de s’arrêter reprendre son souffle tous les 20m. Il est orthodoxe et se rend au monastère d’Agios Stephanos de l’autre côté de des Météores !!!! À pied !! On se partage mutuellement nos 2 biscuits. Cet homme d’un calme olympien m’impressionne par sa volonté de rejoindre Agios Stephanos, quel courage !! Une fois arrivés sur la route goudronnée je le quitte pour retourner à Roussanou, bonne marche à lui !! A Roussanou !!

    A mon avis un des plus beaux monastères des Météores, tout petit, on dirait une miniature, une fois monté les escaliers et franchit les 2 ponts j’entre à l’intérieur, il y a d’exposé l’ancien treuil manuel. C’est un seuls monastère occupé par des nonnes, d’ailleurs en admirant les peintures murales, j’en questionne une à propos des certaines peintures où l’on voit le visage des personnages (représentant toujours le mal) gratté, ils ont fait sauté la peinture. J’ai de la veine, cette nonne, habillée en civil, parle un français correct car elle à fait des études théologiques sur Strasbourg. On va blaguer comme ça pendant près d’01h00 sur l’importance de la religion orthodoxe en Grèce, les particularités de cette religion, l’histoire des lieux, … tout simplement passionnant !!!! Moi qui suis curieux de tout, je suis ravi. En même temps je m’achète une reproduction de gravure du site des Météores datant de 1780 et un bouquin sur les lieux, cet argent récolté des ventes sert à l’entretien et la restauration des monastères. Peu après Roussanou la route bifurquant à droite est coupé par un effondrement de terrain sur la route, à cause des pluies torrentielles des jours derniers, je prends alors à gauche direction les monastères de Varlam et du Grand Météore.

    Celui de Varlam est aussi perché sur un gros piton rocheux surplombant de 80m le vide tout autour, mais ce monastère est bien plus important que Roussanou,

    j’hésite entre aller voir celui la et celui du Grand Météore, j’opte pour ce dernier qui se trouve juste un peu plus loin.

    L’accès a celui-ci se fait par des escaliers taillés dans le roc, il se trouve à 530m de hauteur et fut fondé en 1356, c’est le plus important monastère des Météores.

    Il est toujours utilisé par des moines mais une partie des grandes pièces sert de musée sur la culture traditionnelle grecque, l’évolution de l’habillement, l’histoire grecque, l’agriculture, … très très intéressant tout ça, juste un petit bémol : dommage que l’histoire militaire soit si importante dans ce musée au milieu d’un lieu aussi pieu !! De la terrasse du monastère on a une vue imparable sur celui de Varlam et du massif du Pinde. Pour aller voir les monastères d’Agia Triada

    et Agios Stephanos,

    comme la route est coupée il faut redescendre à Kalambaka et reprendre la route de l’autre côté du massif des Météores. C’est ce que je fais, seulement ces 2 monastères sont maintenant fermés à la visite car ils ont des jours de fermeture pour le respect de la vie monastique, ce qui est tout à fait normal, aujourd’hui on est dimanche et le dimanche c’est porte close pour ces 2 monastères, donc je ne les verrai que de loin. Mais la pareil la route est aussi coupée, je laisse alors la voiture au bord de la route et je me fais une petite balade jusqu’à Roussanou, les paysages sont grandioses, surtout avec les couleurs automnales, le vert de la mousse et la couleur du grès, c’est époustouflant, un très très très grand moment du voyage !!!! J’en prends plein les mirettes, être là au milieu de ce paysage unique, j’en ai rêvé, un après-midi de pur bonheur !!!

    Je ne m’en lasse pas de contempler toutes ces formes étranges plantées là au milieu d’une plaine fertile, et que dire sur le courage des Hommes pour venir s’installer ici, avec les moyens de l’époque sur un site des plus dangereux qui existe, fallait-il que leur foi soit si profonde en eux pour réaliser des monastères ici, j’en suis époustouflé.

    Il est 16h00 quand je quitte le site splendide et unique des météores, et maintenant direction la côte et Volos, la route est assez droite sans trop de circulation, je passe par Larissa, je m’y arrête pour poster les dernières cartes postales écrites. Enfin Volos, la nuit ne va pas tarder à tomber, je me dégotte un petit replat dans les oliveraies à Kala Nera,

    limite je me fais prendre par surprise par la nuit qui tombe plus vite que prévu comme à Nea Epidavros, la semaine dernière. Donc montage de la tente et bon repas à la lumière des veilleuses de la Focus, car il y a des habitation pas loin, je ne voudrai pas me faire remarquer.

    18 Novembre - Grèce, les météores, Kalambaka, monastère, Agios Nikolaos, Roussanou, Varlam, Grand Météore, Agia Triada, monastères perchés, Larissa, Volos, Pélion

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    le trajet d'aujourd'hui : Kalambaka, les Météores, Larissa, Volos.


  • Le soleil me réveille de bon matin, quel temps splendide comparé à hier, plus un nuage dans le ciel des Météores, c’est génial. Le seul petit soucis (en fait un gros !!) c’est que mes piles de d’appareil photo sont vides, ce qui craint un petit peu au vu de la journée qui m’attend. On est dimanche et le supermarché est fermé, et à la maison de la presse ils vendent des piles mais elles sont hors de prix. Si je dois les charger avec mon petit panneau solaire il va me falloir 3h00 avec le soleil, je m’installe alors sur un parking en bas du village et je laisse la Focus tourner, j’allume mes phares et je place le panneau solaire en face de l’un d’eux. Je perds 01h30 à recharger les accus, j’ai le temps de prendre le petit dej, de lire un peu mais je ne peux pas bien sûr, m’éloigner de la voiture.

    Résultat des courses : je décolle enfin il est 11h00, le parcours de la route des Météores fait environ 17km et il démarre de suite après le village de Kastraki.


    L’HISTOIRE GEOLOGIQUE de ce site est que ces tours rocheuses se dressant au débouché de défilés taillés dans le calcaire du Pinde par la rivière le Pineios et ses affluents. Les eaux de ruissellement descendant du massif ont déblayé l’actuelle vallée sans pouvoir entamer les bancs de grès et de conglomérats tertiaires plus durs qui subsistent, surplombant de près de 300m la campagne environnante. Une soixantaine de tours ont été décomptées.


    L’HISTOIRE MONASTIQUE du site est bien plus récente elle, dès le 11e s des moines anachorètes se retirèrent dans les grottes des Météores où leur mysticisme s’exaltait dans la solitude et la proximité des espaces infinis. C’est seulement au 14e s que nombre de ces ermitages furent transformés en monastères alors que les serbes envahissaient la Thessalie et que le brigandage sévissait. Saint Athanase, venu du mont Athos, fondait alors, avec 9 moines, le Grand Météore, dans un lieu difficilement accessible, et d’autres établissements suivaient cet exemple, malgré les difficultés considérables rencontrées dans le transport des matériaux, hissés à dos d’homme ou à l’aide de treuils. Les 15e et 16e s, constituèrent la grande période des monastères dont le nombre atteignit 24 et qui furent décorés de fresques et d’icônes par de grands artistes, tels le moine Théophane le Crétois, qui peignit aussi au mont Athos, et ses disciples. Malheureusement les rivalités entre communautés et la diminution des vocations amenèrent un déclin, qui s’accéléra avec l’intégration à la Grèce en 1881. En effet, les propriétés foncières des moines furent confisquées dans les années 1920. Puis les monastères subirent des détériorations importantes et le pillage de certains de leurs trésors lors de la 2nde guerre mondiale. Un nouvel essor monastique ne parut qu’après la guerre civile de 1949. De nos jours, 5 monastères et un couvent seulement sont occupés par des moines et des nones. Naguère les monastères n’étaient accessibles que par des échelles amovibles ou des nacelles suspendues à des cordes et tractées par un treuil jusqu’à une tour en surplomb, d’après les voyageurs d’antan les cordes n’étaient remplacés qu’après rupture !! De nos jours des escaliers d’accès ont été aménagés et une route dessert les principaux monastères. (Extrait du guide vert Michelin « la Grèce »).



    Au commencement en face du village de Kastraki des grottes bizarres se trouvent dans la roche, on dirait des bulles d’air,

    mais à les observer de plus près je remarque que c’était ici que les 1ers moines au 11e s s’étaient installés, et oui il y a encore les restes des aménagement des grottes primitives.

    quels paysages grandioses avec des couleurs automnales fabuleuses

    Le premier des monastères est Agios Nikolaos, abandonné au 19e s, il a été rénové,

    juste à côté sur un petit piton rocheux je distingue les restes d’un monastère détruit, il ne reste plus que les soubassements des murs.

    La route serpente entre les pitons rocheux et les bosquets de végétation, c’est grandiose, on aperçoit par endroits entre les pitons la vallée du Pinde.

    Je me gare au Monastère de Roussanou, celui là est totalement perché sur un piton, il n’est accessible que par 2 escaliers qui traversent le vide. La cage de ravitaillement se trouve à l’angle de la route prête à être remontée. Avant de m’intéresser de plus prêt à ce monastère fascinant je vais me promener un peu sur un sentier à flan de piton

    et je rencontre tout d’abord des français, plus exactement des Lormontais, le type est chirurgien au Tripode à Bordeaux. Mais la rencontre la plus surprenante est celle avec un albanais de Tirana, un homme d’une 70ène d’années, ancien professeur, il ne parle pas un mot de français, quelques mots d’anglais, mais d’une gentillesse !!! On fait un bon bout de chemin ensemble, le pauvre homme ça grimpe fort pour lui, il est obligé de s’arrêter reprendre son souffle tous les 20m. Il est orthodoxe et se rend au monastère d’Agios Stephanos de l’autre côté de des Météores !!!! À pied !! On se partage mutuellement nos 2 biscuits. Cet homme d’un calme olympien m’impressionne par sa volonté de rejoindre Agios Stephanos, quel courage !! Une fois arrivés sur la route goudronnée je le quitte pour retourner à Roussanou, bonne marche à lui !! A Roussanou !!

    A mon avis un des plus beaux monastères des Météores, tout petit, on dirait une miniature, une fois monté les escaliers et franchit les 2 ponts j’entre à l’intérieur, il y a d’exposé l’ancien treuil manuel. C’est un seuls monastère occupé par des nonnes, d’ailleurs en admirant les peintures murales, j’en questionne une à propos des certaines peintures où l’on voit le visage des personnages (représentant toujours le mal) gratté, ils ont fait sauté la peinture. J’ai de la veine, cette nonne, habillée en civil, parle un français correct car elle à fait des études théologiques sur Strasbourg. On va blaguer comme ça pendant près d’01h00 sur l’importance de la religion orthodoxe en Grèce, les particularités de cette religion, l’histoire des lieux, … tout simplement passionnant !!!! Moi qui suis curieux de tout, je suis ravi. En même temps je m’achète une reproduction de gravure du site des Météores datant de 1780 et un bouquin sur les lieux, cet argent récolté des ventes sert à l’entretien et la restauration des monastères. Peu après Roussanou la route bifurquant à droite est coupé par un effondrement de terrain sur la route, à cause des pluies torrentielles des jours derniers, je prends alors à gauche direction les monastères de Varlam et du Grand Météore.

    Celui de Varlam est aussi perché sur un gros piton rocheux surplombant de 80m le vide tout autour, mais ce monastère est bien plus important que Roussanou,

    j’hésite entre aller voir celui la et celui du Grand Météore, j’opte pour ce dernier qui se trouve juste un peu plus loin.

    L’accès a celui-ci se fait par des escaliers taillés dans le roc, il se trouve à 530m de hauteur et fut fondé en 1356, c’est le plus important monastère des Météores.

    Il est toujours utilisé par des moines mais une partie des grandes pièces sert de musée sur la culture traditionnelle grecque, l’évolution de l’habillement, l’histoire grecque, l’agriculture, … très très intéressant tout ça, juste un petit bémol : dommage que l’histoire militaire soit si importante dans ce musée au milieu d’un lieu aussi pieu !! De la terrasse du monastère on a une vue imparable sur celui de Varlam et du massif du Pinde. Pour aller voir les monastères d’Agia Triada

    et Agios Stephanos,

    comme la route est coupée il faut redescendre à Kalambaka et reprendre la route de l’autre côté du massif des Météores. C’est ce que je fais, seulement ces 2 monastères sont maintenant fermés à la visite car ils ont des jours de fermeture pour le respect de la vie monastique, ce qui est tout à fait normal, aujourd’hui on est dimanche et le dimanche c’est porte close pour ces 2 monastères, donc je ne les verrai que de loin. Mais la pareil la route est aussi coupée, je laisse alors la voiture au bord de la route et je me fais une petite balade jusqu’à Roussanou, les paysages sont grandioses, surtout avec les couleurs automnales, le vert de la mousse et la couleur du grès, c’est époustouflant, un très très très grand moment du voyage !!!! J’en prends plein les mirettes, être là au milieu de ce paysage unique, j’en ai rêvé, un après-midi de pur bonheur !!!

    Je ne m’en lasse pas de contempler toutes ces formes étranges plantées là au milieu d’une plaine fertile, et que dire sur le courage des Hommes pour venir s’installer ici, avec les moyens de l’époque sur un site des plus dangereux qui existe, fallait-il que leur foi soit si profonde en eux pour réaliser des monastères ici, j’en suis époustouflé.

    Il est 16h00 quand je quitte le site splendide et unique des météores, et maintenant direction la côte et Volos, la route est assez droite sans trop de circulation, je passe par Larissa, je m’y arrête pour poster les dernières cartes postales écrites. Enfin Volos, la nuit ne va pas tarder à tomber, je me dégotte un petit replat dans les oliveraies à Kala Nera,

    limite je me fais prendre par surprise par la nuit qui tombe plus vite que prévu comme à Nea Epidavros, la semaine dernière. Donc montage de la tente et bon repas à la lumière des veilleuses de la Focus, car il y a des habitation pas loin, je ne voudrai pas me faire remarquer.