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le trajet d'aujourd'hui : Volos, le massif du Pélion.


  • Ce matin, le soleil est encore là (heureusement !!)

    mais la tente est couverte de d’humidité, je la démonte pour la faire sécher pendue à des branches d’oliviers, et là les ouvriers agricoles passent sur le chemin où je suis garé, grands coups de klaxon pour que je me sorte, il ne me diront rien, de toute manière je lève le camp dans 1/4h. Avant de partir je me cueille quelques rameaux d’olivier à ramener comme souvenir. Je retourne à Volos, je me mets en quête du syndicat d’initiative pour voir si ils n’ont pas de cartes de rando de la région, sans trop connaître Volos, je me gare dans une large rue, en fait le syndicat d’initiative se trouve à l’autre bout de la ville !!! Et je traverse à pied toute la ville, j’en ai plein les jambes pour gagner quoi ? Rien … ils n’ont pas de carte détaillée de la région. Et me conseillent de trouver ça dans une librairie, allé je repars en sens inverse au centre-ville, je fais plusieurs boutiques mais rien ne me convient jusqu’à une librairie qui ne paye pas de mine mais qui a de très bonnes cartes de rando du Pélion, dont une au 1 :50.000 très bien faite et très précise, le prix : 8€, ce n’est pas excessivement cher pour une carte de rando. La patronne la donne à son employée pour qu’elle m’encaisse, et cette dernière se trompe en lisant le prix, elle me la facture 3€ !! Allé nickel ça roule pour moi !! Je m’empresse de sortir de la librairie et de m’en aller vite fait avant qu’elle s’aperçoive de son erreur. Impeccable j’ai tout ce qu’il me faut maintenant pour la grosse rando de demain, il ne faut plus que le beau temps, si c’est comme aujourd’hui ça sera parfait. Je retourne à la voiture bien content d’arriver car j’ai les jambes en vrac à marcher vite dans les rues de Volos, je vais me faire aussi de l’essence car demain je n’aurai pas le temps et après demain je rend la voiture à l’aéroport d’Athènes. Je fais un petit tour pour repérer la route qui mène au col de Chania en passant par Anakasia, route que je trouve assez facilement. Bon donc de l’essence je retourne sur la route de Volos et je compare les différents prix aux stations, car en Grèce il y a beaucoup de stations services mais les prix changent considérablement d’une station à l’autre, j’en trouve une pour un plein de sans plomb à 40€, si ça pouvait être ces prix là en France … et là la galère commence pour retrouver la route qui mène à Anakasia et le col de Chania, je tourne pendant 2h00 dans Volos et sa banlieue sans pouvoir trouver cette fameuse route, quelle galère, j’y suis enfin dessus il est 12h30, quel temps perdu !! La route en lacets laisse découvrir une vue superbe sur le Golfe de Volos et l’île d’Eubée au large, splendide.

    Makrinitsa en milieu de col est un petit village typique du Pelion, je me gare à l’entrée du village sur une place ombragée d’énormes platanes, je me remplis mes bouteilles d’eau à la petite cascade d’eau à proximité. Une petite promenade dans ce village vos le coup, entre les belles bâtisses typiques du Pelion, les ruelles pavées de cailloux, la vue terrible sur Volos. La petite église du village a la particularité d’avoir un porche extérieur tout le long du mur.

    Je continue ma montée au col de Chania (1200m) mais le temps se couvre très vite et j’entre dans des nappes de brouillard, qui donnent au paysage un aspect très hivernal, et oui les hêtres ont déjà perdus leurs feuilles,

    les châtaigniers ne vont pas tarder ainsi que les platanes, mais il faut bien avouer que ces couleurs automnales sont magnifiques !!!! Quel panel de couleurs : du rouge, jaune, orange, marron, feu, vert clair, vert foncé.

    J’arrive à Chorefto, belle plage de sable fin mais le temps est minable, vent, bruine, froid, alors que de l’autre côté du versant il fait un temps magnifique… de plus comme toutes station balnéaires, pendant la saison morte et bien c’est … mort !!! Il n’y a pas un chat tous les restos sont fermés, toutes les résidences sont closes, c’est mort.

    Je reprends la route qui longe à flan de montagne la mer Egée et j’arrive à Tsagkarada,

    mais la nuit tombe de bonne heure aujourd’hui à cause du temps très couvert, à l’extérieur du village je repaire un église dans la campagne, ça fera parfaitement l’affaire pour dormir se soir !!! Non pas dans l’église, mais pour planquer la voiture derrière car il pleut bien maintenant je ne vais pas monter la tente. Je me cache donc derrière au plus près du petit porche, bien pratique ce dernier pour faire à manger au sec. Avant dernière nuit, j’en profite pour faire un rangement complet de mon sac et de la voiture, nettoyer tout ça et préparer mon fameux colis postal contenant mes souvenirs, tout cela me prend 2h00. Et je m’installe dans le duvet sur le siège passager replié. Quelle nuit !! Non seulement il pleut une bonne partie du temps mais je n’arrive pas à m’endormir, j’ai mal partout, il y a toujours quelque chose qui me gène, un coup c’est le pommeau de vitesse, un coup c’est le frein à main, un coup c’est l’attache ceinture, enfin une nuit à oublier très vite…