titre


le trajet d'aujourd'hui : le massif du Pélion, Tsagkarada, Volos, Lamia, Athènes.


  • Je me lève relativement de bonne heure, courbaturé de partout et un temps toujours aussi maussade mais bonne nouvelle il ne pleut plus !! Et aujourd’hui on est quoi ? Jour de rando !! Impeccable. Je fini de boucler mon sac à dos je plie définitivement mon matelas autogonflant sous le porche de l’église, le duvet roulé, il ne reste plus que quelques bricoles à manger. Je monte à la poste de Tsagkarada, mais elle est fermée le matin, donc il va falloir que je ne revienne pas trop tard ce soir pour envoyer mon paquet. Je me prépare 3 bons gros sandwichs, 2 oranges, la gourde d’eau fraîche, la carte de rando du Pélion, l’appareil photo, je fait péter le pantacourt (même fin novembre , on est en Grèce faut pas l’oublier !!) tout ça dans le petit sac à dos. Je laisse la voiture en face de poste et j’entame ma ballade pour la journée, direction la côte, le chemin est bien balisé au départ mais les piquets se font de plus en plus rares, ou bien ils ont été déplacés volontairement car j’en retrouve à des endroits où ils ne devraient pas être, ça vraiment pas très malin. Le chemin est bien entretenu à travers le maquis et la forêt, c’est très agréable avec toutes ces couleurs automnales.

    Me voilà arrivé en bout de falaise face à la mer, le soleil arrive à percer les nuages par endroits, ce qui fait des puits de lumière sur le paysage, c’est saisissant comme couleurs.

    Ensuite le chemin longe la falaise dans le maquis pendant près d’1km

    et j’arrive à un escalier de pierres qui descend de la falaise

    et me voici dans la crique de Damouchari, petite crique isolée avec une cabane de pêcheur, c’est féerique avec cette eau turquoise sous mes yeux,

    il ne ferait pas si frais, je sais ce que je ferai … c’est paradisiaque et pourtant j’imagine cette plage l’été noire de monde, y’a pas faut venir ici hors saison. Le paysan du coin est en train de ramasser ses olives, comme tous les paysans de Grèce en ce mois de novembre d’ailleurs.

    Je m’éloigne de Damouchari et je longe la plage vers Agios Ioannis et sa plage de Papa Nero, un village mort, toutes les boutiques sont fermées, de rares résidences ont encore les fenêtres ouvertes, on a du mal imaginer qu’ici il y a 2 mois c’était l’effervescence. Je me trompe de chemin en quittant Agios Ioannis mais je m’en aperçois assez tôt pour faire demi tour et reprendre le droit chemin. Mais maintenant il faut remonter toute la falaise, même si le chemin est balisé ça grimpe dur !!

    La fringale me prend le ventre et c’est grand temps de casser la croûte, je ne m’en prive pas mais ce petit arrêt me coupe les jambes pour repartir, la vue sur la côte et Damouchari est terrible d’ici. Me voilà au village de Mouresi perdu dans la forêt, un groupe de maçons est en train de retaper une maison, je me pose à proximité d’eux pour lire ma carte et un d’eux vient pour m’indiquer le chemin, heureusement il parle anglais, ce jeune maçon a bossé 2 ans en Angleterre, et lui est ses collègues sont tous Albanais de Tirana, il m’explique aussi pourquoi toutes les maisons en Grèce sont en perpétuelle construction, ce qui m’a choqué pendant mon voyage, et oui toutes les maisons ne sont jamais terminées, il y a toujours le rez de chaussé, la terrasse, … en construction, bizarre ? et bien non car la loi grecque dit que : l’on ne paye pas d’impôt foncier tant que la maison n’est pas finie de construire, donc parfois des maisons restent en travaux pendant 20 ans même plus !! Et c’est souvent le rez de chaussé qui n’est pas fini il y a les piliers mais pas les murs, les habitants sont à l’étage, comme une maison sur pilotis !!! Je longe maintenant la route principale dans la forêt pour rejoindre Tsagkarada et la police m’arrête pour me demander ce que je fais là … ils ne le voient pas ? Bon rien de grave ils voient bien que je suis pas grec.

    J’arrive au village et direction la poste, le receveur très sympa me pèse le colis et expédition à St Martial. Je continue faire le tour des petites criques du coin et je combine la crique de Fakistra assez inaccessible,

    il faut se la gagner celle là, et vraiment avoir envie de se baigner et celle de Mylopotamos, toute aussi sympa,

    dommage qu’il n’y aie pas un franc soleil car le turquoise de l’eau ne ressort pas franchement.

    Je reviens à la voiture tranquillement pour une bonne ballade de 8h00, en cette fin de soirée, en fait la dernière en Grèce !! je vais finir mon tour dans le Pélion pour rejoindre le petit village de Vyzitsa. Sur la route je constate encore une fois les dégâts provoqués pars les terribles incendies de cet été,

    mais je crois toujours en la nature pour repartir de plus belle après des catastrophes comme ça. Enfin Vyzitsa et ma dernière visite du voyage, je prends le temps, une dernière fois à déambuler à travers ces petites ruelles, où les toits en lauzes effleurent le sol, le soleil couchant donne au paysage une lumière chaude et envoûtante, je me régale, quel plaisir !!! Les couleurs sont magnifiques !!!

    Je repart pour Volos, m’acheter un truc à manger, mais comble du comble dans cette grande ville je n’arrive pas à trouver un kebab ou truc rapide à manger, c’est dingue ça !! Je tourne bien 2/3 heures à pied dans la ville et toujours rien, après la rando d’aujourd’hui je me recolle 2/3 heures de marche en plus … Enfin, miracle !! je tombe sur un vendeur, ça doit être le seul de la ville, c’est pas possible, bon il me propose soit au mouton, soit au porc, je lui répond que je le veux au porc, j’ai comme l’impression qu’il a l’air très étonné que je le prenne au porc, il me fait répéter : oui oui au cochon !! Alors pour être sûr il m’imite le cri du cochon !!! Oui bon je sais ce que je veux !! C’est parti bon gros kebab + 2 ou 3 bricoles en entrée. Je m’arrête aussi dans une confiserie, et je suis tout émerveillé devant la variété de bonbons grecs !!! Hummm je les prendrais tous si je pouvais, mais je me rabats sur des sortes de bonbons un peu pâte spongieuse imbibée de miel et d’alcool, la patronne à l’air étonné que je prenne ça pour manger comme ça, qu’elle ne s’inquiète pas pour moi je vais en faire 3 bouchées !! Maintenant c’est le grand retour vers l’aéroport d’Athènes (à 350km de Volos), je me cale sur la voie rapide il est 20h00, tout se passe bien il n’y a pas beaucoup de circulation et je m’arrête sur une aire de repos et je me colle un bon gros tampon avec les bonbons au miel et le kebab. C’est reparti jusqu’à 50km d’Athènes où je m’arrête pour faire laver la voiture au rouleau dans une station et compléter le réservoir d’essence pour la rendre avec le plein. J’arrive à l’aéroport international d’Athènes il est minuit environ, je me gare en discrétion sur le parking de des loueurs de voitures, c’est ici que je dois rendre la Focus demain matin, je m’allonge sur le siège passager et je passe une assez bonne nuit dans la voiture sans avoir froid.

    20 Novembre - Grèce, Pélion, rando, Tsgkarada, Volos, Fakistra, Damouchari, Mylopotamos, Vyzitsa, Volos, crique, plage

    titre


    le trajet d'aujourd'hui : le massif du Pélion, Tsagkarada, Volos, Lamia, Athènes.


  • Je me lève relativement de bonne heure, courbaturé de partout et un temps toujours aussi maussade mais bonne nouvelle il ne pleut plus !! Et aujourd’hui on est quoi ? Jour de rando !! Impeccable. Je fini de boucler mon sac à dos je plie définitivement mon matelas autogonflant sous le porche de l’église, le duvet roulé, il ne reste plus que quelques bricoles à manger. Je monte à la poste de Tsagkarada, mais elle est fermée le matin, donc il va falloir que je ne revienne pas trop tard ce soir pour envoyer mon paquet. Je me prépare 3 bons gros sandwichs, 2 oranges, la gourde d’eau fraîche, la carte de rando du Pélion, l’appareil photo, je fait péter le pantacourt (même fin novembre , on est en Grèce faut pas l’oublier !!) tout ça dans le petit sac à dos. Je laisse la voiture en face de poste et j’entame ma ballade pour la journée, direction la côte, le chemin est bien balisé au départ mais les piquets se font de plus en plus rares, ou bien ils ont été déplacés volontairement car j’en retrouve à des endroits où ils ne devraient pas être, ça vraiment pas très malin. Le chemin est bien entretenu à travers le maquis et la forêt, c’est très agréable avec toutes ces couleurs automnales.

    Me voilà arrivé en bout de falaise face à la mer, le soleil arrive à percer les nuages par endroits, ce qui fait des puits de lumière sur le paysage, c’est saisissant comme couleurs.

    Ensuite le chemin longe la falaise dans le maquis pendant près d’1km

    et j’arrive à un escalier de pierres qui descend de la falaise

    et me voici dans la crique de Damouchari, petite crique isolée avec une cabane de pêcheur, c’est féerique avec cette eau turquoise sous mes yeux,

    il ne ferait pas si frais, je sais ce que je ferai … c’est paradisiaque et pourtant j’imagine cette plage l’été noire de monde, y’a pas faut venir ici hors saison. Le paysan du coin est en train de ramasser ses olives, comme tous les paysans de Grèce en ce mois de novembre d’ailleurs.

    Je m’éloigne de Damouchari et je longe la plage vers Agios Ioannis et sa plage de Papa Nero, un village mort, toutes les boutiques sont fermées, de rares résidences ont encore les fenêtres ouvertes, on a du mal imaginer qu’ici il y a 2 mois c’était l’effervescence. Je me trompe de chemin en quittant Agios Ioannis mais je m’en aperçois assez tôt pour faire demi tour et reprendre le droit chemin. Mais maintenant il faut remonter toute la falaise, même si le chemin est balisé ça grimpe dur !!

    La fringale me prend le ventre et c’est grand temps de casser la croûte, je ne m’en prive pas mais ce petit arrêt me coupe les jambes pour repartir, la vue sur la côte et Damouchari est terrible d’ici. Me voilà au village de Mouresi perdu dans la forêt, un groupe de maçons est en train de retaper une maison, je me pose à proximité d’eux pour lire ma carte et un d’eux vient pour m’indiquer le chemin, heureusement il parle anglais, ce jeune maçon a bossé 2 ans en Angleterre, et lui est ses collègues sont tous Albanais de Tirana, il m’explique aussi pourquoi toutes les maisons en Grèce sont en perpétuelle construction, ce qui m’a choqué pendant mon voyage, et oui toutes les maisons ne sont jamais terminées, il y a toujours le rez de chaussé, la terrasse, … en construction, bizarre ? et bien non car la loi grecque dit que : l’on ne paye pas d’impôt foncier tant que la maison n’est pas finie de construire, donc parfois des maisons restent en travaux pendant 20 ans même plus !! Et c’est souvent le rez de chaussé qui n’est pas fini il y a les piliers mais pas les murs, les habitants sont à l’étage, comme une maison sur pilotis !!! Je longe maintenant la route principale dans la forêt pour rejoindre Tsagkarada et la police m’arrête pour me demander ce que je fais là … ils ne le voient pas ? Bon rien de grave ils voient bien que je suis pas grec.

    J’arrive au village et direction la poste, le receveur très sympa me pèse le colis et expédition à St Martial. Je continue faire le tour des petites criques du coin et je combine la crique de Fakistra assez inaccessible,

    il faut se la gagner celle là, et vraiment avoir envie de se baigner et celle de Mylopotamos, toute aussi sympa,

    dommage qu’il n’y aie pas un franc soleil car le turquoise de l’eau ne ressort pas franchement.

    Je reviens à la voiture tranquillement pour une bonne ballade de 8h00, en cette fin de soirée, en fait la dernière en Grèce !! je vais finir mon tour dans le Pélion pour rejoindre le petit village de Vyzitsa. Sur la route je constate encore une fois les dégâts provoqués pars les terribles incendies de cet été,

    mais je crois toujours en la nature pour repartir de plus belle après des catastrophes comme ça. Enfin Vyzitsa et ma dernière visite du voyage, je prends le temps, une dernière fois à déambuler à travers ces petites ruelles, où les toits en lauzes effleurent le sol, le soleil couchant donne au paysage une lumière chaude et envoûtante, je me régale, quel plaisir !!! Les couleurs sont magnifiques !!!

    Je repart pour Volos, m’acheter un truc à manger, mais comble du comble dans cette grande ville je n’arrive pas à trouver un kebab ou truc rapide à manger, c’est dingue ça !! Je tourne bien 2/3 heures à pied dans la ville et toujours rien, après la rando d’aujourd’hui je me recolle 2/3 heures de marche en plus … Enfin, miracle !! je tombe sur un vendeur, ça doit être le seul de la ville, c’est pas possible, bon il me propose soit au mouton, soit au porc, je lui répond que je le veux au porc, j’ai comme l’impression qu’il a l’air très étonné que je le prenne au porc, il me fait répéter : oui oui au cochon !! Alors pour être sûr il m’imite le cri du cochon !!! Oui bon je sais ce que je veux !! C’est parti bon gros kebab + 2 ou 3 bricoles en entrée. Je m’arrête aussi dans une confiserie, et je suis tout émerveillé devant la variété de bonbons grecs !!! Hummm je les prendrais tous si je pouvais, mais je me rabats sur des sortes de bonbons un peu pâte spongieuse imbibée de miel et d’alcool, la patronne à l’air étonné que je prenne ça pour manger comme ça, qu’elle ne s’inquiète pas pour moi je vais en faire 3 bouchées !! Maintenant c’est le grand retour vers l’aéroport d’Athènes (à 350km de Volos), je me cale sur la voie rapide il est 20h00, tout se passe bien il n’y a pas beaucoup de circulation et je m’arrête sur une aire de repos et je me colle un bon gros tampon avec les bonbons au miel et le kebab. C’est reparti jusqu’à 50km d’Athènes où je m’arrête pour faire laver la voiture au rouleau dans une station et compléter le réservoir d’essence pour la rendre avec le plein. J’arrive à l’aéroport international d’Athènes il est minuit environ, je me gare en discrétion sur le parking de des loueurs de voitures, c’est ici que je dois rendre la Focus demain matin, je m’allonge sur le siège passager et je passe une assez bonne nuit dans la voiture sans avoir froid.