le trajet d'aujourd'hui : Dublin, Liverpool, Chester, Pays de Galles.


  • Nous nous réveillons il est 07h00, c’est notre dernier jour sur le sol irlandais, et encore dernier jour c’est vite dit, dernier début de matinée car nous avons le ferry pour Liverpool à 10h00. Le ciel toujours aussi couvert, nous prenons un petit déj très light car sur le bateau il y a en principe grosse ventrée. Une petite douche et pliage de tente sommaire, nous voila parti pour le port d’embarquement de Dublin, très facile à trouver c’est indiqué depuis le début dés que l’on s’approche des quais, comme à l’aller pas grand monde pour prendre le ferry, c’est le même système ferry pour routiers et une dizaine de voitures de tourisme en plus. Je ne sais même pas si on n’est pas moins nombreux qu’à l’aller !!! Une fois la voiture garée dans le bateau nous montons bien sûr par l’escalier central et notre fameux « beware the burning petrol » se déclenche, ça c’est bien énorme. Comme prévu le ferry part d’Irlande à 10h00, tchao l’Irlande, et a une prochaine fois peut-être !!! Des souvenirs pleins la tête, des paysages grandioses, des couleurs à l’infini, une histoire qui prend aux tripes, des rencontres inattendues, et tout le reste !!! Un super voyage quoi !!!!! Nous quittons l’embouchure de la Liffey, puis la baie Baile Atha Cliath (Dublin en Gaélique) l’immense cheminée de la centrale électrique à l’entrée du port s’éloigne peu à peu et nous voilà en mer d’Irlande, le petit dèj est servi direct ça fait du bien de se ravitailler. Chris est fatigué, il s’affale sur les canapés dans le ferry,

    il va rester dans les bras de Morphée jusqu’à 13h00, en fait c’est moi qui le réveille car le repas arrive et bien sûr comme l’appétit vient en mangeant, on se remet à la même place qu’à l’aller et aujourd’hui c’est jour de fête, alors repas à volonté !!! Le temps n’est pas terrible dehors, il tombe une petite pluie fine, heureusement que la mer est calme. C’est à mon tour d’avoir un coup de barre et je m’endors sur une des tables du salon. Vers 17h00, nous apercevons les plates formes gazières off shore,

    nous devons être plus très loin de Liverpool, et ½ heure après nous entrons dans le très large estuaire de la Mersey, le ferry ralentit nous longeons les célèbres docks du port de Liverpool, le bateau s’arrête, recule et fait demi tour pour pouvoir accoster au quai d’embarquement. Nous voilà en Angleterre dans la ville «des 4 Garçons dans le vent», mais ça on se le réserve pour demain. La voiture est recouverte de sel comme à l’aller mais en roulant avec la pluie fine qui tombe il va se dissoudre. Il est 18h00, nous regagnons la terre ferme et direction l’extérieur de la ville pour se trouver un camping pas loin, mais avant toute chose nous faisons le plein de la 206, Chris et moi allons payer à l’accueil de la station service et en revenant Chris me fait remarquer qu’il y a un tuyau qui traîne sous la voiture !!!!! Merde qu’est ce que c’est, pas trop grave au moins ? Nous faisons 100m et on se gare sur le bas côté, nous ouvrons le capot et c’est un tuyau en alu du circuit de la clim qui s’est cassé, pas de bol mais bon ça ne nous empêchera pas de rouler. Nous empruntons le tunnel qui passe sous l’estuaire de la Mersey et nous voilà à Wallasey dans la banlieue de Liverpool, aucun camping d’indiqué, on tourne dans tous les quartiers de Liverpool et rien à faire aucun camping à l’horizon, nous nous éloignons de plus en plus de la ville, ça craint. Christophe décide d’appeler Emilien (le copain de sa sœur) pour qu’il puisse avoir des adresses de camping à Liverpool sur Internet et qu’il recherche sur mappy.fr la route pour y aller. Il nous en donne 3 ou 4 dans la foulée mais soit c’est trop loin, ou trop compliqué pour s’y rendre, nous demandons à une personne qui nous indique un endroit pour dormir, on s’y rend et en fait c’est un jardin public, ça craint on ne peut pas dormir ici, Chris va demander au gardien si il y a un endroit pour dormir dans le parc, évidement la réponse est négative, une autre personne nous indique un nom de village plus loin mais nous comprenons mal le nom qu’elle nous a dit et on se trompe de village, nous essayons ensuite une énième adresse qu’Emilien nous a donné, le camping est bien indiqué, nous voyons des installations au derrière une haie mais un petit panneau nous renseigne que le camping est fermé depuis l’année dernière car il a fait faillite. Comment faire du camping sauvage comme dans l’estuaire du Shannon ? Ça daille, il pleut toujours un petit peu, nous continuons notre route vers le Pays de Galles nous arrivons devant un panneau marqué camping avec animaux de la ferme (à Greenacre), nous ne saisissons pas très bien à quoi ça correspond, on verra bien, de toute manière la nuit commence à tomber, on n’a plus le choix. Le camping à l’air pas mal, Chris va voir à l’accueil qui se trouve au fond du parc, il met un temps pas possible et la nuit est bientôt là. Il revient ¼ d’heure plus tard en faisant un drôle de tête. Qu’est ce qu’il y a ? Il me raconte le truc, c’est ok pour passer la nuit mais le camping est bizarre, il me dit qu’il y a pleins d’animaux partout dans des cages à travers le camping. Je ne comprends pas trop mais bon nous verrons ça tout à l’heure, pour l’instant nous montons la tente en 5 secondes car il pleut et il fait nuit. Nous laissons la voiture tourner pour avoir les phares allumés afin de planter la tente. Au vu du tamponnas que l’on s’est collé à midi dans le ferry nous n’avons pas bien faim, de toute manière faire la popotte dans la nuit sous la pluie c’est pas très pratique. Nous faisons le tour du camping et je dit à Chris que je ressent un sensation étrange ici comme si je me sentais observé, Chris est mal à l’aise lui aussi quelque chose de bizarre. Et puis c’est vrai tous ces animaux (poules, canards, ânes, moutons, … dans des cages à travers ce camping je trouve ça et d’une pas très sain, et de deux pas rassurant. Nous allons prendre une bière au petit magasin à l’accueil et nous nous installons sous le chapiteau à côté, il y a une télé qui diffuse un karaoké et quelques enfants qui s’amusent avec les parents assis, plusieurs dessins sont accrochés au mur représentant toujours des animaux personnifiés (je déteste ça !!), ça ne fait que renforcer cette appréhension que j’ai des lieux, je suis de moins en moins à l’aise (un peu la même ambiance et la même méfiance que j’avais eu en Belgique en 2006. je me sens comme oppressé par cette ambiance bizarre, Christophe n’est pas plus à l’aise que moi et nous retournons vite fait à notre tente, en chemin le voisin dans sa caravane a accroché un drapeau américain sudiste, comme quoi il n’y a pas quand France que l’on trouve des gros c… Comme nous sommes bien fatigués du ferry et du voyage nous passons une nuit à dormir comme un loir.