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le trajet d'aujourd'hui : Orly, Athènes.


  • A partir de minuit plus aucun avion n’arrive et l’aéroport devient mort, c’est le bal des agents d’entretien qui commence. Même si la déco et l’ambiance fait très années 60, cet aéroport m’impressionne toujours autant, je m’installe sur des banquettes rembourrées de mousse pour passer la nuit, il n’en reste plus qu’une car toutes les autres sont squattées pour dormir par des passagers comme moi. A l’évidence il va y avoir un avion pour le maghreb car il y a beaucoup d’arabes qui dorment eux aussi, je me prends mon sac et mon sweet pour me faire un oreiller et c’est parti jusqu’à 4h030 ce matin. Une femme d’une 50ène d’années se trouve à côté et empêche tout le monde de dormir car elle parle toute seule sans s’arrêter toute la nuit, quelle pénible je ne ferme pas l’œil de la nuit mais on voit bien qu’elle est limitée intellectuellement donc je ne lui en veux pas trop c’est pas de sa faute. Le temps ne passe pas bien vite mais 4h30 s’approche et je me prépare à aller au comptoir d’enregistrement (check-in) Easyjet, je suis dans les premiers, tout ce passe impec, l’hôtesse me propose un sac plastique pour mettre mon sac à dos, c’est ok et enregistre mon billet. La, direction la porte d’embarquement (gate) et le portique de sécurité qui vérifie mon petit sac à dos et passage à la douane qui me fait passer sans vérifier. Nous attendons bien ¾ d’heure à la porte d’embarquement et je constate que nous ne sommes pas très nombreux à prendre l’avion. 2 hôtesses arrivent et commencent à faire l’appel pour les billets, et tout le monde se lève en même temps ce qui fait un peu cohue mais bon, reverification des billets et de l’identité et c’est parti vers le couloir qui arrive à l’avion, il fait à peine jour et nous sommes le 1er avion à décoller ce matin, lorsqu’on arrive à la porte de l’avion 2 hôtesses Easyjet nous accueille avec un large sourire et un français impeccable, en fait elles sont françaises … je m’installe près du hublot en face de l’aile ; un type s’assoie à côté de moi, pas de soucis. Après les explications de sécurité des hôtesses, l’avion se met à bouger et roule jusqu’à sa piste de décollage, l’engin prend de la vitesse et d’un seul coup je me retrouve scotché à mon siège quelle sensation bizarre et l’avion décolle petit à petit. Nous survolons toute la banlieue de Paris au petit matin, le paysage se rétrécit de plus en plus, au bout d’1 heure nous survolons les Alpes et ses sommets, malheureusement l’avion s’enfonce dans la brume et les nuages,

    tant pis d’ailleurs un coup de barre me prend et je m’endors lors du survol de l’Italie et je me réveille au niveau de l’île de Corfou, j’essaie alors de me repérer avec ma carte Michelin mais impossible de voir exactement où on est. Au niveau de la Grèce centrale la région est très montagneuse ce qui m’étonne car je ne pensais pas que c’était si accidenté, enfin bon je verrai sur place.

    L’avion descend lentement en faisant des détours sur la mer Egée et bien sûr la pluie est présente sur Attique, nous arrivons rapidement sur la piste d’atterrissage de l’aéroport international d’Athènes, l’avion s’immobilise et nous descendons par le couloir escamotable et direction l’arrivée des bagages, le mien arrive impeccable bien emballé dans son sac plastique que je m’empresse d’enlever et 1er coup de fil à Saint Martial pour leur dire que je suis bien arrivé en terre grecque. Je n’oublie pas de modifier mon heure à cause du décalage horaire. Bon maintenant il faut penser à relier Athènes qui est à 25km de là, je regarde le temps qu’il fait dehors et bien entendu il flotte copieusement, auparavant je vais voir le guichet de mon agence de location de voiture pour leur demander si il était possible de leur ramener la voiture plus tôt que prévu dans 15 jours, pas de soucis, ça de réglé. Je prends ensuite le long couloir qui relie l’aéroport à la station de métro à proximité, qu’il est long ce couloir avec son tapis escalator. J’arrive au central de station terminus de l’aéroport, il existe 2 tarifs de tickets de métro, soit 6€ pour relier le centre ville et l’aéroport ou 0.8€ un ticket normal, ça m’emmerde de lâcher 6€ pour un billet mais bon si c’est le prix allons y. je m’installe dans une des rames du métro avec mon sac et me voilà parti en direction d’Athènes centre, ce métro est flambant neuf de 2004 et les JO. Je descend ½ heure plus tard à la station Monastiraki, pfff que de monde dans le métro et dans la station, je sors à l’air libre et voilà Athènes devant mes yeux miracle il ne pleut pas sur la ville, j’essaie de me repérer sur mon plan mais c’est difficile car les noms des rues sont en alphabet grec, tant bien que mal je m’en sort et j’arrive à la place Omonia, grande place ronde, c’est bon nous arrivons dans le quartier de l’auberge de jeunnesse que j’avais repéré. Elle se trouve dans une petite rue ombragée, je rentre et je tombe sur la patronne qui parle un anglais très compréhensible, je lui demande si il est possible de passer 2 nuits ici, pas de problèmes ça m’en coûtera 20€ les 2 nuits ce qui est très très économique tout ce qui me faut !! Elle me donne la clé et le numéro de la chambre, je monte à l’étage et en entrant dans la chambre il y à déjà des coloc, malheureusement ils ne sont pas là et je m’installe sur un des lits restants et je met mon sac à dos dans un des placards avec mon cadenas. Inutile de rester là, je part direct me balader et je reprends le métro à la place Omonia pour la station Evangelismos pour monter à la colline du Lycabette, le soleil pète de partout il doit bien faire 25° et je suis trop habillé enfin bon je verrai bien, la montée de cette colline attaque dur à travers les énormes agaves,

    purée qu’il fait chaud !! Pourtant je ne presse pas et tous les 100m je quitte une couverture pour arriver en haut et découvrir un panorama splendide à 360° sur la capitale, je reste impressionné par l’étendue tentaculaire de cette ville,

    Athènes s’étend à perte de vue de tous les côtés même sur les autres collines avoisinantes, il n’y à que la mer qui arrête la ville et tous les immeubles et maisons ont des façades blanches ce qui amplifie la masse. La vue est aussi très belle sur l’Acropole, le stade panathénaïque et le port du Pirée. Le vent souffle légèrement ce qui me fait froid dans le dos car je l’ai humide de sueur, je me rhabille vite fait. Je redescend tranquillement vers la place Syntagma pour voir la relève des Evzones ça tombe bien il est pas loin de 13h00.

    Je rencontre un couple de retraités français sur la place et je leur demande d’où il viennent, ce sont des parisiens en vacance qui ont rejoint leur fils qui travaille ici, le type veut m’impressionner et me demande combien j’ai payé le billet d’avion et me pariant que j’ai payé plus cher que lui ! là quand même si il a trouvé moins cher que moi !! Je lui dit que je ne sais pas combien il a payé son billet mais si il a payé son billet moins cher que mois il à dû voyagé gratos alors !! il à l’air étonné de ma réponse et me dit qu’il a payé 200€ l’a/r, je rigoles et je lui annonce alors que j’ai payé le mien 60€ l’a/r et là il tombe sur le cul et me demande comment j’ai fait : tout simplement avec Easyjet depuis Orly, avec un air de dédain il m’annonce que lui il est parti de Roissy CDG avec Air France et qu’il n’a pas confiance avec les compagnies lowcost, il me fait bien pitié et je lui dit qu’il a payé 140€ de luxe inutile !!! Il se barre avec sa femme dégoûté. La relève de la garde arrive en marchant comme des automates au ralenti vérifiés par un militaire. Je longe ensuite le palais du parlement jusqu’au jardin botanique national que je traverse pour aller vers le stade panathénaïque,

    ce jardin est truffé de palmiers d’agrumes et de plantes méditerranéennes odeurs sont fantastiques et j’arrive donc stade panathénaïque tout en marbre il est immense en forme de U,

    quel monument impressionnant mais on ne peut pas y rentrer ce qui est bien dommage, c’est là que se déroulèrent les 1ers JO modernes vers 1900 initiés par Coubertin et l’arrivée du marathon des JO de 2004. Direction maintenant le site de l’Olimpeion à proximité du stade,

    en arrivant au guichet j’achète le pass 12€ pour visiter l’ensemble des sites d’Athènes dont l’Olimpieion, à l’entrée du site ces colonnes en imposent tout de suite par leur hauteur et leur majesté,

    j’en reste impressionné et dire qu’il y en avait près de 80 debout à l’époque, c’est fou ça devait être un temple immense. Maintenant ce site est au milieu de la ville entouré d’immeubles, quel choc des civilisations, en plus il n’y a que très peu de monde sur ici donc l’ambiance sacré des lieux ressort, c’est génial. Au pied des colonnes ce trouve une colonne entière tombée lors d’un tremblement de terre,

    elle est divisée en plusieurs tranches cylindriques on comprend maintenant comment ils ont réussi à agencer ces colonnes. Je pars ensuite vers l’Acropole non loin de là mais je me réserve sa visite pour demain. Une grande avenue piétonne longe l’Acropole, le site est clôturé mais on voit facilement l’intérieur qui ressemble à un parc truffé de vestiges antiques,

    cette avenue m’emmène au pied de la colline de Philopappos une colline boisée d’oliviers et de pins,

    en chemin se trouve la prison où fut enfermé Socrate, c’est une prison monolithe dans le roc.

    La végétation typiquement méditerranéennes couvre toute la colline jusqu’au monument de Philopappos une sorte d’arche en brique, la vue sur le port du Pirée et le Parthénon sont superbes en plus le soleil est de la partie.

  • Je redescends par le plateau de Pnyx car il est bientôt 18h00 et le soleil commence à se coucher, il va falloir que je fasse gaffe car les journées sont assez courtes, je vais passer ma soirée dans le centre d’Athènes à déambuler au fil des rues. La nuit est maintenant tombée sur Athènes et l’Acropole et le Théseion sont magnifiques avec les éclairages, la vie est partout ça bouge, ça crie, ça parle la vie est très cosmopolite avec la religion orthodoxe très présente, le passé musulman se ressent fortement aussi, et la fierté des grecs avant tout. Je traverse le célèbre quartier Monastiraki qui est très accès sur le tourisme je trouve, il a dû perdre de son charme avec le temps. Je voudrai bien prendre en photo l’Acropole de nuit mais je n’ai plus de pile chargée dans mon sac, les autres se trouvent à l’auberge de jeunesse et je ne vais pas retourner là-bas rien que pour des piles, je reviendrai demain de toute manière. Je commence à avoir la dalle et je me tenterai bien un petit resto grec, j’ai quelques adresses sympa, je vais me tenter une bouffe dans une petite taverne « le Klimataria » dans le quartier Psiri proche du marché couvert, ce quartier est un immense bric à brac dans toutes les rues où les gens (principalement des arabes) vendent tout et n’importe quoi comme un vide grenier, ça fourmille de partout et je fais vraiment attention à mon sac … donc cette petite taverne qui ne paye pas de mine à l’extérieur est vraiment à recommander, la déco intérieure et bien sympa avec des gros tonneaux de vin entassés contre les murs et de grandes plantes grimpantes, il y a juste une tablée de locaux qui jouent aux cartes en sirotant un ouzo. Le patron m’accueille et me donne une table au milieu de la pièce, en fond sonore de la musique traditionnelle passe en boucle, on a peine à croire que l’on est dans le centre d’Athènes. Le patron a la tête du grec, inimitable !!! Un visage coupé à la sepette, grand, brun et cheveux longs attachés avec un élastique, des gestes très lents mais sûrs et un accueil sensationnel, il me tend la carte des menus et je lui commande une assiette de crudités et une variante de la moussaka, là au 2ème plat le patron à l’air étonné mais prend quand même ma commande ainsi qu’une carafe de rosé grec, sa femme prépare pratiquement sous nos yeux les assiettes. Il me porte donc l’assiette de crudités sur la table et j’ai vite compris pourquoi il me faisait une drôle de tête : ce n’est pas une assiette mais un gros saladier !!! Comment je vais manger tout ça ? Surtout que le plat de moussaka arrive en suivant ainsi que le fromage !!! Tout est sur la table. Bon j’attaque par le rosé qui se révèle être une piquette imbuvable … Mais au contraire la salade est excellente, on y retrouve toute sorte de crudités : olives, salade, petits brocolis crus, lamelles de navet, piments jaunes, rouges, et verts, oignons, … avec la fameuse huile d’olive. Je suis déjà bien calé quand il faut attaquer la moussaka qui est aussi terrible, j’en ai même du mal à finir mais je me force tellement c’est bon et un petit café pour finir. Le tout pour 13€ c’est vraiment pas cher je lui laisse bien 3€ de pourboire car que ce soit l’accueil, le cadre et les plats tout est nickel, le patron est aux anges devant un tel pourboire !! Je m’en reviens donc à l’auberge de jeunesse en passant à côté du marché couvert où poisson, légumes, fruits, viande tout se côtoie, quel marché immense. Ensuite quelque chose me surprend c’est nombre de petits magasins qui vendent du matériel de marque de bricolage, jardinage, outillage, droguerie, … ils se touchent tous c’est effarant je me demande si ce n’est pas de la contrebande ou de la contrefaçon. Je remarque un tas de cartons après le marché et je m’en choisi un avec du papier bulle en prévision d’envoyer à Saint Martial tout ce que je vais acheter durant le voyage. Je remonte tranquillement vers l’auberge quand je passe devant le siège national du parti communiste grec (KKE), immense immeuble ultra moderne. J’arrive enfin à l’auberge de jeunesse, je demande ma clé et je monte dans ma chambre et c’est déjà ouvert, mais coloc sont déjà revenus et ce sont 2 … japonais !! On commence à discuter en anglais et puis on vient à parler foot et le joueur français emblématique au japon c’est Ribéry ils n’ont que ce nom à la bouche et le seul joueur japonais qui joue en France c’est Matsui du Mans qu’ils connaissent parfaitement aussi. La nuit se déroule parfaitement.

    08 Novembre - Grèce, Athènes, place Syntagma, Olympieion, colline Philopappos

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    le trajet d'aujourd'hui : Orly, Athènes.


  • A partir de minuit plus aucun avion n’arrive et l’aéroport devient mort, c’est le bal des agents d’entretien qui commence. Même si la déco et l’ambiance fait très années 60, cet aéroport m’impressionne toujours autant, je m’installe sur des banquettes rembourrées de mousse pour passer la nuit, il n’en reste plus qu’une car toutes les autres sont squattées pour dormir par des passagers comme moi. A l’évidence il va y avoir un avion pour le maghreb car il y a beaucoup d’arabes qui dorment eux aussi, je me prends mon sac et mon sweet pour me faire un oreiller et c’est parti jusqu’à 4h030 ce matin. Une femme d’une 50ène d’années se trouve à côté et empêche tout le monde de dormir car elle parle toute seule sans s’arrêter toute la nuit, quelle pénible je ne ferme pas l’œil de la nuit mais on voit bien qu’elle est limitée intellectuellement donc je ne lui en veux pas trop c’est pas de sa faute. Le temps ne passe pas bien vite mais 4h30 s’approche et je me prépare à aller au comptoir d’enregistrement (check-in) Easyjet, je suis dans les premiers, tout ce passe impec, l’hôtesse me propose un sac plastique pour mettre mon sac à dos, c’est ok et enregistre mon billet. La, direction la porte d’embarquement (gate) et le portique de sécurité qui vérifie mon petit sac à dos et passage à la douane qui me fait passer sans vérifier. Nous attendons bien ¾ d’heure à la porte d’embarquement et je constate que nous ne sommes pas très nombreux à prendre l’avion. 2 hôtesses arrivent et commencent à faire l’appel pour les billets, et tout le monde se lève en même temps ce qui fait un peu cohue mais bon, reverification des billets et de l’identité et c’est parti vers le couloir qui arrive à l’avion, il fait à peine jour et nous sommes le 1er avion à décoller ce matin, lorsqu’on arrive à la porte de l’avion 2 hôtesses Easyjet nous accueille avec un large sourire et un français impeccable, en fait elles sont françaises … je m’installe près du hublot en face de l’aile ; un type s’assoie à côté de moi, pas de soucis. Après les explications de sécurité des hôtesses, l’avion se met à bouger et roule jusqu’à sa piste de décollage, l’engin prend de la vitesse et d’un seul coup je me retrouve scotché à mon siège quelle sensation bizarre et l’avion décolle petit à petit. Nous survolons toute la banlieue de Paris au petit matin, le paysage se rétrécit de plus en plus, au bout d’1 heure nous survolons les Alpes et ses sommets, malheureusement l’avion s’enfonce dans la brume et les nuages,

    tant pis d’ailleurs un coup de barre me prend et je m’endors lors du survol de l’Italie et je me réveille au niveau de l’île de Corfou, j’essaie alors de me repérer avec ma carte Michelin mais impossible de voir exactement où on est. Au niveau de la Grèce centrale la région est très montagneuse ce qui m’étonne car je ne pensais pas que c’était si accidenté, enfin bon je verrai sur place.

    L’avion descend lentement en faisant des détours sur la mer Egée et bien sûr la pluie est présente sur Attique, nous arrivons rapidement sur la piste d’atterrissage de l’aéroport international d’Athènes, l’avion s’immobilise et nous descendons par le couloir escamotable et direction l’arrivée des bagages, le mien arrive impeccable bien emballé dans son sac plastique que je m’empresse d’enlever et 1er coup de fil à Saint Martial pour leur dire que je suis bien arrivé en terre grecque. Je n’oublie pas de modifier mon heure à cause du décalage horaire. Bon maintenant il faut penser à relier Athènes qui est à 25km de là, je regarde le temps qu’il fait dehors et bien entendu il flotte copieusement, auparavant je vais voir le guichet de mon agence de location de voiture pour leur demander si il était possible de leur ramener la voiture plus tôt que prévu dans 15 jours, pas de soucis, ça de réglé. Je prends ensuite le long couloir qui relie l’aéroport à la station de métro à proximité, qu’il est long ce couloir avec son tapis escalator. J’arrive au central de station terminus de l’aéroport, il existe 2 tarifs de tickets de métro, soit 6€ pour relier le centre ville et l’aéroport ou 0.8€ un ticket normal, ça m’emmerde de lâcher 6€ pour un billet mais bon si c’est le prix allons y. je m’installe dans une des rames du métro avec mon sac et me voilà parti en direction d’Athènes centre, ce métro est flambant neuf de 2004 et les JO. Je descend ½ heure plus tard à la station Monastiraki, pfff que de monde dans le métro et dans la station, je sors à l’air libre et voilà Athènes devant mes yeux miracle il ne pleut pas sur la ville, j’essaie de me repérer sur mon plan mais c’est difficile car les noms des rues sont en alphabet grec, tant bien que mal je m’en sort et j’arrive à la place Omonia, grande place ronde, c’est bon nous arrivons dans le quartier de l’auberge de jeunnesse que j’avais repéré. Elle se trouve dans une petite rue ombragée, je rentre et je tombe sur la patronne qui parle un anglais très compréhensible, je lui demande si il est possible de passer 2 nuits ici, pas de problèmes ça m’en coûtera 20€ les 2 nuits ce qui est très très économique tout ce qui me faut !! Elle me donne la clé et le numéro de la chambre, je monte à l’étage et en entrant dans la chambre il y à déjà des coloc, malheureusement ils ne sont pas là et je m’installe sur un des lits restants et je met mon sac à dos dans un des placards avec mon cadenas. Inutile de rester là, je part direct me balader et je reprends le métro à la place Omonia pour la station Evangelismos pour monter à la colline du Lycabette, le soleil pète de partout il doit bien faire 25° et je suis trop habillé enfin bon je verrai bien, la montée de cette colline attaque dur à travers les énormes agaves,

    purée qu’il fait chaud !! Pourtant je ne presse pas et tous les 100m je quitte une couverture pour arriver en haut et découvrir un panorama splendide à 360° sur la capitale, je reste impressionné par l’étendue tentaculaire de cette ville,

    Athènes s’étend à perte de vue de tous les côtés même sur les autres collines avoisinantes, il n’y à que la mer qui arrête la ville et tous les immeubles et maisons ont des façades blanches ce qui amplifie la masse. La vue est aussi très belle sur l’Acropole, le stade panathénaïque et le port du Pirée. Le vent souffle légèrement ce qui me fait froid dans le dos car je l’ai humide de sueur, je me rhabille vite fait. Je redescend tranquillement vers la place Syntagma pour voir la relève des Evzones ça tombe bien il est pas loin de 13h00.

    Je rencontre un couple de retraités français sur la place et je leur demande d’où il viennent, ce sont des parisiens en vacance qui ont rejoint leur fils qui travaille ici, le type veut m’impressionner et me demande combien j’ai payé le billet d’avion et me pariant que j’ai payé plus cher que lui ! là quand même si il a trouvé moins cher que moi !! Je lui dit que je ne sais pas combien il a payé son billet mais si il a payé son billet moins cher que mois il à dû voyagé gratos alors !! il à l’air étonné de ma réponse et me dit qu’il a payé 200€ l’a/r, je rigoles et je lui annonce alors que j’ai payé le mien 60€ l’a/r et là il tombe sur le cul et me demande comment j’ai fait : tout simplement avec Easyjet depuis Orly, avec un air de dédain il m’annonce que lui il est parti de Roissy CDG avec Air France et qu’il n’a pas confiance avec les compagnies lowcost, il me fait bien pitié et je lui dit qu’il a payé 140€ de luxe inutile !!! Il se barre avec sa femme dégoûté. La relève de la garde arrive en marchant comme des automates au ralenti vérifiés par un militaire. Je longe ensuite le palais du parlement jusqu’au jardin botanique national que je traverse pour aller vers le stade panathénaïque,

    ce jardin est truffé de palmiers d’agrumes et de plantes méditerranéennes odeurs sont fantastiques et j’arrive donc stade panathénaïque tout en marbre il est immense en forme de U,

    quel monument impressionnant mais on ne peut pas y rentrer ce qui est bien dommage, c’est là que se déroulèrent les 1ers JO modernes vers 1900 initiés par Coubertin et l’arrivée du marathon des JO de 2004. Direction maintenant le site de l’Olimpeion à proximité du stade,

    en arrivant au guichet j’achète le pass 12€ pour visiter l’ensemble des sites d’Athènes dont l’Olimpieion, à l’entrée du site ces colonnes en imposent tout de suite par leur hauteur et leur majesté,

    j’en reste impressionné et dire qu’il y en avait près de 80 debout à l’époque, c’est fou ça devait être un temple immense. Maintenant ce site est au milieu de la ville entouré d’immeubles, quel choc des civilisations, en plus il n’y a que très peu de monde sur ici donc l’ambiance sacré des lieux ressort, c’est génial. Au pied des colonnes ce trouve une colonne entière tombée lors d’un tremblement de terre,

    elle est divisée en plusieurs tranches cylindriques on comprend maintenant comment ils ont réussi à agencer ces colonnes. Je pars ensuite vers l’Acropole non loin de là mais je me réserve sa visite pour demain. Une grande avenue piétonne longe l’Acropole, le site est clôturé mais on voit facilement l’intérieur qui ressemble à un parc truffé de vestiges antiques,

    cette avenue m’emmène au pied de la colline de Philopappos une colline boisée d’oliviers et de pins,

    en chemin se trouve la prison où fut enfermé Socrate, c’est une prison monolithe dans le roc.

    La végétation typiquement méditerranéennes couvre toute la colline jusqu’au monument de Philopappos une sorte d’arche en brique, la vue sur le port du Pirée et le Parthénon sont superbes en plus le soleil est de la partie.

    Je redescends par le plateau de Pnyx car il est bientôt 18h00 et le soleil commence à se coucher, il va falloir que je fasse gaffe car les journées sont assez courtes, je vais passer ma soirée dans le centre d’Athènes à déambuler au fil des rues. La nuit est maintenant tombée sur Athènes et l’Acropole et le Théseion sont magnifiques avec les éclairages, la vie est partout ça bouge, ça crie, ça parle la vie est très cosmopolite avec la religion orthodoxe très présente, le passé musulman se ressent fortement aussi, et la fierté des grecs avant tout. Je traverse le célèbre quartier Monastiraki qui est très accès sur le tourisme je trouve, il a dû perdre de son charme avec le temps. Je voudrai bien prendre en photo l’Acropole de nuit mais je n’ai plus de pile chargée dans mon sac, les autres se trouvent à l’auberge de jeunesse et je ne vais pas retourner là-bas rien que pour des piles, je reviendrai demain de toute manière. Je commence à avoir la dalle et je me tenterai bien un petit resto grec, j’ai quelques adresses sympa, je vais me tenter une bouffe dans une petite taverne « le Klimataria » dans le quartier Psiri proche du marché couvert, ce quartier est un immense bric à brac dans toutes les rues où les gens (principalement des arabes) vendent tout et n’importe quoi comme un vide grenier, ça fourmille de partout et je fais vraiment attention à mon sac … donc cette petite taverne qui ne paye pas de mine à l’extérieur est vraiment à recommander, la déco intérieure et bien sympa avec des gros tonneaux de vin entassés contre les murs et de grandes plantes grimpantes, il y a juste une tablée de locaux qui jouent aux cartes en sirotant un ouzo. Le patron m’accueille et me donne une table au milieu de la pièce, en fond sonore de la musique traditionnelle passe en boucle, on a peine à croire que l’on est dans le centre d’Athènes. Le patron a la tête du grec, inimitable !!! Un visage coupé à la sepette, grand, brun et cheveux longs attachés avec un élastique, des gestes très lents mais sûrs et un accueil sensationnel, il me tend la carte des menus et je lui commande une assiette de crudités et une variante de la moussaka, là au 2ème plat le patron à l’air étonné mais prend quand même ma commande ainsi qu’une carafe de rosé grec, sa femme prépare pratiquement sous nos yeux les assiettes. Il me porte donc l’assiette de crudités sur la table et j’ai vite compris pourquoi il me faisait une drôle de tête : ce n’est pas une assiette mais un gros saladier !!! Comment je vais manger tout ça ? Surtout que le plat de moussaka arrive en suivant ainsi que le fromage !!! Tout est sur la table. Bon j’attaque par le rosé qui se révèle être une piquette imbuvable … Mais au contraire la salade est excellente, on y retrouve toute sorte de crudités : olives, salade, petits brocolis crus, lamelles de navet, piments jaunes, rouges, et verts, oignons, … avec la fameuse huile d’olive. Je suis déjà bien calé quand il faut attaquer la moussaka qui est aussi terrible, j’en ai même du mal à finir mais je me force tellement c’est bon et un petit café pour finir. Le tout pour 13€ c’est vraiment pas cher je lui laisse bien 3€ de pourboire car que ce soit l’accueil, le cadre et les plats tout est nickel, le patron est aux anges devant un tel pourboire !! Je m’en reviens donc à l’auberge de jeunesse en passant à côté du marché couvert où poisson, légumes, fruits, viande tout se côtoie, quel marché immense. Ensuite quelque chose me surprend c’est nombre de petits magasins qui vendent du matériel de marque de bricolage, jardinage, outillage, droguerie, … ils se touchent tous c’est effarant je me demande si ce n’est pas de la contrebande ou de la contrefaçon. Je remarque un tas de cartons après le marché et je m’en choisi un avec du papier bulle en prévision d’envoyer à Saint Martial tout ce que je vais acheter durant le voyage. Je remonte tranquillement vers l’auberge quand je passe devant le siège national du parti communiste grec (KKE), immense immeuble ultra moderne. J’arrive enfin à l’auberge de jeunesse, je demande ma clé et je monte dans ma chambre et c’est déjà ouvert, mais coloc sont déjà revenus et ce sont 2 … japonais !! On commence à discuter en anglais et puis on vient à parler foot et le joueur français emblématique au japon c’est Ribéry ils n’ont que ce nom à la bouche et le seul joueur japonais qui joue en France c’est Matsui du Mans qu’ils connaissent parfaitement aussi. La nuit se déroule parfaitement.