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le trajet d'aujourd'hui : Corinthe, Mycènes, Epidaure, Ligourio, Nea Epidavros.


  • Bon, nuit mouvementée par le vent, mais la tente a tenu bon. Eole s’est calmé ce matin, il fait grand soleil, petit dèj avec tartines beurre, confiture et des oranges. Je m’en suis cueillis une 10ène dans l’orangeraie de l’autre côté de la route,

    je sais c’est du vol, mais chut faut pas le dire !! Aujourd’hui grosse grosse journée car je compte voir un maximum de sites antiques car le dimanche tous les sites en Grèce sont gratuits, et dans la région y’en a un bon paquet. Je décolle, il est 09h00 et direction la Corinthe antique, et oui il n'y a pas que des raisins à Corinthe, il y a ausi une superbe cité antique. Derrière Corinthe on ne peut manquer l’AcroCorinthe sur sa montagne, quel effet !! J’arrive au site antique et là personne !! je suis tout seul, je demande au guichet si c’est ouvert et si c’est gratuit aujourd’hui ? Oui oui c’est bon. C’est énorme je me promène seul au milieu de cette immense esplanade de murs et de colonnades, avec le guide je me resitue toute l’histoire des lieux,

    c’est géant et immense, l’époque grecque, romaine, là où Saint Paul fut jugé, et oui Paul on t'avait bien dit de ne pas faire le pître aux Corinthiens, heu non l'épître !!!

    A l’époque c’était un important centre économique grâce à sa position géographique sur l’isthme, c’est immense, et le fait d’être seul renforce cette immensité, et cette voie triomphale pour finir la visite toute pavée.

    Je m’arrête acheter une petite icône de Saint Paul pour ma mère, souvenir d’un passage à Corinthe sur les traces de l’Apôtre. Je prends la route de l’AcroCorinthe, ça me fait penser au pog de Montségur en Ariège.

    La encore personne sur le site, ici aussi différentes époques se sont succédées, grecs, romains, byzantins, francs, vénitiens, ottomans et ils ont tous laissé une architecture typique durant leurs époques.

    Les différentes portes monumentales, les remparts, … j’ai une vue extraordinaire sur tout l’isthme, les monts enneigés du Péloponnèse, et la ville de Corinthe en contrebas. Je reste ébahis devant cette forteresse à flan de montagne, un mélange de Montségur et de Peyrepertuse (pour ceux qui connaissent). Je monte au sommet au temple d’Aphrodite où il ne reste plus grand-chose mais la vue à 360° est extraordinaire. Le sol est truffé de petits cyclamens en fleurs. Je prends la route direction Argos, puis Mycènes, la patrie d’Agamemnon, héros de la guerre de Troie. La cité de Mycènes perchée sur une colline au milieu des oliviers, quel paysage magnifique. Déjà beaucoup plus de monde sur le parking avec 3 ou 4 bus et une 10ène de voitures, mais çà n’enlève en rien à la beauté du cadre, je suis sous le charme.

    La cité s’ouvre à elle par l’unique porte d’entrée : « la porte des Lionnes » mondialement connue,

    prolongée de murs cyclopéens, comment ont-ils pu élever ces blocs ? je passe devant le cercle royal de tombe qui servait de cimetière,

    puis les restes du palais, bon là il faut vraiment de l’imagination pour se le représenter !!! car il ne reste plus grand-chose du palace … je termine par la citerne souterraine et retour en longeant l’enceinte cyclopéenne et petit détours par la tombe de Clytemnestre, une tombe souterraine, ou plutôt une chambre funéraire avec une splendide voûte en pierre de 12m de hauteur, un long couloir emmène à la chambre.

    Le ventre commence à me creuser et je me cale la brioche sur le parking avant de reprendre ma route qui me mène à Tirynthe, ici la patrie d’Hercule, je ne sais pas si il a réalisé 12 travaux pour bâtir Tirynthe mais au vu des murs cyclopéens là aussi il fallait être sacrément musclé !! Effectivement c’est surtout par ses murs cyclopéens que le site est impressionnant,

    ils sont très bien conservés et dire que ça date de 14s av JC !! Tout comme Mycènes d’ailleurs. Il y a sur le bas côté un petit couloir en voûte de pierres à l’intérieur du rempart, ce sont les casemates.

    Je continue ma route qui me mène de sites en sites dans la région de l’Argolide. Je prend une petite route de campagne qui mène à Epidaure : le sanctuaire d’Asclépios et son fameux théâtre. La aussi personne ou presque sur les lieux, on se trouve en pleine campagne sur les collines. Au premier abord on ne distingue rien ni sanctuaire ni théâtre, et au bout d’un petit chemin le théâtre s’offre à mes yeux !! Quel édifice, c’est … comment dire … les mots me manquent… on se sent tout petit au milieu de la scène, dire que 15.000 personnes nous regardent. Il faut savoir qu’il n’a été découvert qu’au 19eme siècle par hasard, je m’amuse à grimper tout en haut des gradins pour être à la place des spectateurs et le spectacle est fascinant, avec le paysage en fond.

    Un petit groupe avec un guide arrive au milieu de la scène et je fais le test du chuchotement, effectivement le moindre petit bruit venu d’en bas est audible de tout là haut. Il faut aussi souligner le parfait état de conservation du théâtre, car il sert encore pour des manifestations culturelles. Je part ensuite déambuler dans le sanctuaire au milieu des pierres antique, toujours aussi seuls dans ces endroits magnifiques, je me régale !!!

    Je retourne à Ligourio la petite ville avant d’arriver à Epidaure,

    je déambule dans les rues et m’arrête devant la petite église Agios Yannis o Elemon et un pope orthodoxe arrive pour sonner la messe du dimanche soir, en fait cette église a été construite avec des pierres antiques venues du sanctuaire d’Epidaure.

    18h00 est là et il va falloir que je me trouve un coin pour dormir ce soir, je prend donc la route qui mène à Nea Epidavros le soleil est tombé, la nuit est là et je n’ai toujours pas trouvé de terrain pour la nuit, j’arrive à grimper à flan de colline avec la Focus à travers les oliviers et je me trouve un petit coin pas trop caillouteux pour planter la tente, il fait nuit noire ce soir alors je laisse tourner la voiture le temps que je monte la tente sous les phares, et je me prépare un petit repas vite fait. Allé hop le tout avalé en 5s, je part direct au lit.