25 septembre 09

le trajet d'aujourd'hui : Trapani, la route du sel, l'île de Mozia, Marsala, Sciacca.


  • C'est une des meilleures nuits que j'ai passé dans une voiture !! en fait il a très peu plu, toujours pareil la météo du jour est mitigée : ciel dégagé au sud, chargé au nord, 21°C. Je me réveille à 07h00, avec la sueur de la nuit je suis collant de partout c'est une sensation très désagréable, c'est comme dormir dans des draps mouillés (Renaud : dès que le vent soufflera). Je n'ai toujours pas très faim, je pars direct pour Nubio et le début de la route du sel qui longe les salines, je me gare au parking du musée (fermé) et pars me promener sur les traverses des salins. Le paysage est quadrillé de zones humides peu profondes en eau, cette dernière circule grâce à la force des moulins, malheureusement nombre d'entre eux sont à l'abandon, ils ont été remplacés par la force des groupes électrogènes, mais plusieurs types de moulins existent. Les tas de sel sèchent à l'air libre recouverts de tuiles canal qui servent de protection contre les intempéries et les salissures. Je continue ma balade à travers les canaux de pierre, quel travail minutieux !!! Le paysage est merveilleux et pas grand monde à l'horizon.

    Nous sommes à l'époque des vendanges et ce qui me surprend ce sont les tombereaux, en fait ce sont des camions plateaux avec une bâche dedans !!! c'est pas con comme idée.

    Au fil de la route je m'arrête de nouveau pour faire une autre bonne petite balade à pied à travers les salines, c'est génial tout ces systèmes fragiles de vases communicants.

    Au milieu de la lagune ce trouve l'île de Mozia, je comptes bien y aller mais le prix demandé pour la traversée n'est pas le même affiché au ponton et dans le guide vert, je demande et c'est 5€ l'a/r, bon ok ça me va, en fait c'est vraiment pas cher du tout !!!!

    il est 13h00 quand le petit bateau se lance pour Mozia, la traversée n'est pas bien longue t en 10 min nous accostons sur le ponton du petit port de l'île. Je m'avance pour entrer sur l'île quand un type m'interpelle : « faut prendre un ticket d'entrée pour pouvoir aller sur l'île !!!, sinon vous restez sur le ponton !! » hallucine !!!!!!!!!!! je le fais répéter car je pense avoir mal compris, mais non c'est bien 9€ de droit d'entrée !!!!!! car l'île est privée … quelle enculerie, personne n'a prévenu de ce truc ni au port, ni dans le guide !!!! j'en suis tout dégouté. J'attends un moment sur le ponton pour savoir ce que je fais, mais bon c'est vrai que c'est aussi un peu con d'avoir payé la traversée et ne pas pouvoir aller sur l'île. Chup m'appelle au même moment, il est tout dégoutté quand je lui dis que je suis encore en vacances et en plus en Sicile !!!! c'est vrai qu'à chaque fois qu'il me téléphone je suis en voyage, il commence à se poser des questions sur les congés attribués dans la fonction publique !!! Bon allé, je vais le prendre ce putain de ticket d'entrée mais j'ai quand même des oursins dans le porte-monnaie !!! L'île de Mozia est une ancienne citée phénicienne (8ème s. av JC) qui servait de point de relais pour le commerce méditerranéen à l'époque. La visite fait à peu-près le tour de l'île et je commence par les remparts fortifiés qui défendaient Mozia, je me trouve ensuite devant la route aquatique qui relie l'île à la Sicile, il y a quelques années de cela on pouvait encore emprunter cette voie, je trouve cela fantastique une route sous-marine. Sur l'île la végétation se limite aux pins, lentisques et agaves, les cigales chantent à tout va !!! Dommage, je n'ai pas pris ma serviette car l'eau est super bonne.

    Une fois le tour de l'île effectué (faut dire qu'elle n'est pas bien grande) je vais visiter le musée archéologique de l'île, ils y ont retrouvé une superbe statue, elle ressemble à l'aurige de Delphes (en fait non, elle y ressemble pas du tout ...), on y trouve aussi toute une collection de petites céramiques de l'époque phénicienne.

    J'en profite pour refaire le plein de la gourde aux wc publics, à côté du musée se trouvent de magnifiques opuntias (cactus raquettes) et j'en profite pour cueillir et manger des figues de barbarie, mais je me trucide les mains avec ces minuscules épines !!! Mozia est une île à voir mais ça fait quand même chier de raquer 9€ pour le droit d'entrer … Le temps menace de plus en plus et le ciel s'assombrit dangereusement sur Trapani, ça n'augure rien de bien bon, il tombe quelques gouttes et pas mal de vent, 26°C. 16H00 je reprends le bateau pour le retour.

    La petite route côtière qui mène à Marsala est bien sympa avec ces petits bateaux de pêcheurs qui flottent sur l'eau.

    La traversée de Marsala s'effectue sans problèmes, à Castelvetrano je me loupe la route pour Sciacca et je m'embarque direction Palerme !!! m'en rends compte 20 km plus loin … de retour à Castelvetrano c'est encore une galère terrible pour trouver la direction Sciacca et il faut toujours faire gaffe aux italiens en voiture en plus !!! Je m'arrête dans une station service pour voir si ils vendent des cartouches de gaz mais non rien de rien, le pompiste m'indique quand même un magasin, c'est comme un Gifi mais là aussi, je reviens bredouille, je vais encore devoir manger froid ce soir. J'arrive à Sciacca vers 19h00 mais impossible de se trouver un petit coin où je pourrai planter la tente et je sens bien la 2ème nuit dans la Panda se profiler à l'horizon !!! je m'engage sur la E931, petite route côtière mais là aussi impossible de dégotter une petite parcelle correcte, les terrains sont détrempés et bien trop pierreux. Il fait presque nuit, je m'engage sur une piste agricole longeant une ancienne voie ferrée, tant pis je stoppe la voiture en plein milieu du chemin (si des loulous veulent passer, ils n'aurons qu'à klaxonner !!), j'ai une faim de feu de Dieu !!!, ça m'étonne pas j'ai pas becter depuis 2 jours car j'avais pas faim, mais là je crois que je vais rattraper mon retard !!! Le problème c'est que je ne peux rien faire cuire ou réchauffer, j'ai pas de gaz … tant pis je m'envoie un bout de saucisson et une portion de couscous (bordel qu'il est épicé), et un yaourt, je sens que je vais boire cette nuit pour faire gonfler le couscous !!!

    Il est 20h00, il commence à bien pleuvoir, la nuit est tombée depuis bientôt 1 heure. Je suis toujours aussi collant, en faisant mes comptes je m'aperçois que j'ai cramé beaucoup trop d'argent par rapport à mes prévisions depuis le début du voyage, je vais devoir me calmer au niveau du porte-monnaie. Je m'installe côté passager à 21h30, maintenant il pleut bien, je me réveille à 00h00 par la fraicheur nocturne (18°C), obligé de m'habiller pour finir la nuit, le ciel s'est dégagé et laisse apparaître une belle trainée étoilée.