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le trajet d'aujourd'hui : Ligourio, Nauplie, Argos, Leonidio, Geraki, Sparte.


  • Je me lève à 08h00, petit dèj et pliage de tente dans la foulée. L’Arcadie me voilà !! Cette région montagneuse à l’est du Péloponnèse, de nombreux tremblements de terres ont lieu ici. Je m’arrête à Nauplie acheter quelques cartes postales et un petit komboloï, c’est pas ici la ville du Komboloï ? Ville touristique je ne reste pas longtemps, et je prends la direction d’Astros et le petit monastère de Loukous bien visible depuis la route.

    Ce monastère et un petit havre de paix, la cour intérieure respire la sérénité, plantée abondamment de Phoenix, Lantanas, d’agrumes, de bougainvilliers, de Plumbagos, d’Opuntias, de vigne, … et de milliers de fleurs !! Je suis dans mon paradis … terrestre. Personne n’est là sauf 2 artisans qui restaurent la chapelle au milieu du patio, j’y resterai des heures ici, on respire la tranquillité rien ne peut nous arriver. Je monte ensuite au petit village de Tyros dans la montagne, la route est longée par des ruches. La vue est très belle sur la mer Egée, et toute la côte jusqu’à Leonidio est très très sauvage parsemée de criques inaccessibles.

    Me voilà à Leonidio, un village tout en longueur parcouru par une rivière asséchée.

    C’est à partir d’ici que je vais m’enfoncer dans les terres, vers Sparte. Il me reste ¼ de plein à la Focus ce qui devrai être largement assez pour aller jusqu’à Sparte, la route serpente entre les petites vallées aux rivières asséchées, la montagne recouverte de maquis et de lauriers roses est très avenante,

    des petites randos au milieu de tout ça doit être bien sympa. Sur ma gauche à flan de falaise le monastère d’Elona se tient accroché, mais comment ont-ils pu construire cet édifice dans le roc de la falaise ?

    A partir d’ici, la végétation se fait de plus en plus rare et c’est le col de Kosmas (1168m) qui débute, 30km de long à travers des paysages arides, sauvages et immenses, je n’arrive pas à comprendre pourquoi cette route n’est pas signalée dans le guide vert car c’est à couper le souffle, j’en prend plein les yeux !!

    Un régal jusqu’au sommet, seul problème : je ne pensais pas que mon dernier ¼ d’essence partirait si vite !! déjà à mi-montée le voyant s’allume, c’est sûr qu’à rouler en 2nde ou 3ème on consomme plus qu’en 5ème … quoi faire, demi-tour vers Leonidio et espérer une station essence ? Finir l’ascension jusqu’à Kosmas et espérer aussi trouver une station ? Je me tâte car je n’ai pas envie de tomber en panne en pleine montagne d’autant plus que la circulation n’est pas très épaisse dans cette région de Grèce. Bon allé je me lance je continue jusqu’à Kosmas au sommet du col, en roulant doucement sans à-coups, ¾ d’heure après j’arrive enfin à Kosmas sous les couleurs automnales des châtaigniers, ce petit village paisible et bien trop calme pour avoir une station essence.

    Je suis grillé, comment faire, car si la descente est aussi longue que la montée (30km) jamais je vais avoir assez d’essence ? Geraki en bas me semble être un village assez grand, c’est obligé il doit y avoir une station, qui ne tente rien n’a rien, j’y vais. Je fais toute la descente en roue libre en jouant du frein, ce n’est pas très pratique mais on fait comme on peut dans ces cas là !! Effectivement arrivé à Geraki je trouve une station d’essence au bord de la route mais qui affiche un prix exorbitant pour du sans plomb, il est hors de question que je fasse le plein ici, bon j’en prend pour 10€ façon de me rassurer, le pompiste n’a pas l’air très content, et bien tant pis. Geraki, petit village truffé de chapelles orthodoxes (comme partout ici) il doit y en avoir 1 pour 5 habitants !!

    Je trouve enfin une station avec un prix décent, en fait ici en Grèce les prix varient d’une station à l’autre, même à 2 km d’intervalle. Toute la région a été ravagée par les flammes des incendies gigantesques de l’été 2007, c'est-à-dire il y a 5 mois, c’est des milliers et des milliers d’hectares d’oliveraies parties en fumés, des montagnes entières carbonisées, quel spectacle désolant à voir,

    et, miracle, la végétation repart par la plus belles des manières : les premières fleurs qui repoussent dans ce paysage calciné c’est les cyclamens et les crocus !!

    Me voilà à Sparte, ville mythique, rivale d’Athènes, connue pour ces guerriers, ne pas confondre : le leader de la ligue de Sparte n’était pas Spartacus (il était de Thrace) mais Léonidas !! (pas les chocolats, hein !!),

    je me promène dans la ville car en cette fin d’après-midi je ne vais pas avoir le temps de visiter Mystras, de plus le temps à l’air de tourner à l’orage et à la pluie. Je vais voir donc les ruines antiques qui se trouvent derrière le stade,

    et oh surprise je me rend compte que je n’ai plus ma seconde carte SD de 2go pour l’appareil photo !!! Mince je l’ai perdue, je cherche partout et impossible d’y mettre la main dessus, je vais être obligé d’en acheter une autre, mais ici combien je vais la payer !! je fais le tour des photographes pour connaître leurs prix et le moins cher que je trouve c’est 30€, ben de toute manière si je veux continuer à prendre des photos j’ai pas le choix. Et comble du comble, c’est pas ma journée il se met à pleuvoir, je file donc dans une champ d’oliviers à proximité de Sparte, je monte la tente en 5s aussi vite que les tentes quechua !! Miracle à l’intérieur c’est encore assez sec. Je me fait à manger dans la tente car il pleut fort maintenant. La nuit se passe sous la pluie, et j’ai froid une bonne partie de la soirée.