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le trajet d'aujourd'hui : Sparte, Mystras, Gytheio, Areopoli, Gerolimenas.


  • Levé à 09h00, et il continue de pleuvoir. Ben, je reste dans la tente, on n’est pas si mal dans le sac de couchage. Ça promet pour monter à Mystras, allé dans un coup de folie je m’habille, je plie toutes mes affaires et hop rangement express dans la Focus. Maintenant le plus compliqué arrive : la toile de tente à plier, et sous la pluie ça va être folko ! Pourtant le ciel n’a pas l’air de se dégager, donc je me lance. Elle prend l’eau évidement, et je l’étends sur toute la plage arrière de la voiture avec le chauffage à bloc, mais rien ne sèche... Bien sûr 10min après il s’arrête de pleuvoir … si j’avais été si patient. Avec ce temps j’ai la flaime de me préparer le p’tit dèj et je part en ville me chercher quelques viennoiseries, ce qui va me caler pour la matinée. En plus aujourd’hui c’est le marché sur la place de Sparte, et ça j’adore !!

    Je déambule entre les marchands d’olives, d’oranges, de fleurs, de pommes de terre, de légumes divers, d’épices, … le petit producteur local qui a 1 seau d’olive à vendre, et bien tu le retrouves ici, un autre vendeur aura 4 sacs de patates il sera là. Je n’en reviens pas des prix affichés : 0.8€/kg les mandarines, 1€/kg les citrons, 0.7€/le sac de patates qui fait bien 2.5/3kg !! Et des produits qui viennent direct de la propriété. Je n’en reviens pas.

    Avec tout ça il est 10h30, le temps est très couvert mais il ne pleut plus depuis tout à l’heure. Direction Mystras « la perle de Morée » à quelques kilomètres de Sparte. Le parking est bien vide, c’est vrai qu’avec ce temps … mais cette brume donne à la colline de Mystras quelque chose de mystique en ne voyant que la ville basse avec ces monastères byzantins éparpillés dans la végétation et le sommet de la ville haute embrumé.

    Comme il ne pleut plus je ne prend avec moi que mon petit sac et je m’habille bien car il va peut-être faire frais là haut. Je commence le parcours par les monastères de la Métropole qui est en fait l’accueil, Saint Théodore et de Vrontochion.

    Les peintures murales sont encore en excellent état malgré leur âge (13e siècle),

    à l’époque toute la colline était une cité vivante avec une influence énorme, aujourd’hui il ne reste plus que des ruines, des pans de murs, des remparts, et les monastères.

    Je me balade donc à travers ces vestiges tout en montant la colline. Ces monastères tous de même style byzantins sont magnifiques avec leur toitures couleur brique, je continue vers le monastère de la Pantanassa seul monastère du site encore habité par quelques nonnes et leurs chats, d’ailleurs quand j’entre dans le monastère une nonne était en train de balayer son devant de cellule monacale, « bonjour ? » pas de réponse.

    Très beau celui-là aussi avec son clocher à plusieurs étages, une beauté architecturale. J’en prends plein les mirettes. A l’intérieur une dame est là pour surveiller (comme dans tous les autres monastères du site) et m’indique que les photos sont autorisées mais sans flash. Je longe le chemin à travers la végétation qui me mène au monastère de Perivleptos,

    dedans se trouve une petite chapelle monolithique dans le roc. Je reviens vers la métropole et je décide de couper tout droit dans le flan de la colline pour rattraper la porte de Monemvasia, début de la ville haute, ce qui va me valoir une sacrée suée. J’ai tellement chaud que je laisse derrière la porte caché sous des pierres mon sac avec mon pull et mon sweet.

    Le palais des Despotes est fermé actuellement car il est en travaux de rénovation. La ville haute est beaucoup plus défensive avec pas mal de pans de remparts, de murs défensifs,

    ça grimpe dur jusqu’au château Franc, et en arrivant à ce dernier une averse de fou me tombe dessus !!

    Je me mets à l’abri de la porte voûtée à l’entrée de château, quelle averse, mais elle se calme un peu je vais pouvoir entrer dans les restes du château jusqu’au ravin à l’extrémité des murs.

    Et la pluie redouble d’intensité, je me remets à l’abri et là c’est parti pour de bon. Comment je vais faire pour redescendre ? Sous cette pluie ? Mince !!!! Mes affaires à la porte de Monemvasia !!! Tout doit se tremper ? Bien joué Régis, c’est tout moi ça, ce genre de gaffes … bon je vais pas rester ici pendant 3heures. Je me lance, quitte à être trempé en bas et je m’élance dans une course folle en dévalant les pentes en courant heureusement il n’y a personne. J’arrive à la porte de Monemvasia copieusement mouillé et je prend mes affaires pas si mouillées que ça à l’abri des pierres et je fini ma course folle jusqu’au parking complètement trempé. Je me change dans la voiture et j’essore le maximum et je mets le tout à sécher avec la ventilation à fond. Il est 14h00 je par pour la région du Magne, c’est la péninsule centrale du sud du Péloponnèse. Jusqu’à Gytheio c’est pluie ininterrompue, bon je vais pas me plaindre c’est le 1er jour de pluie depuis le début du voyage. J’arrive à Areopoli, la capitale du Magne (760hab). La pluie s’estompe un petit peu mais le ciel reste encore bien chargé, ce village typique de l’architecture magnote a une vocation assez récente a attirer les athéniens pour les vacances, bon nombre de vieilles maisons sont restaurées pour en faire des résidences secondaires. Principal intérêt de ce village sont les 2 églises, une avec un double étage de cloches et l’autre avec un clocher à 6 étages.

    J’emprunte la route circulaire qui longe la côte et contourne le massif montagneux du Magne. La région du Magne est réputée pour être l’une des plus arides du pays, effectivement rien n’y pousse, la maigre herbe est cramée même en automne, un sol très très pierreux, battue par les vents. Dramatiquement dépeuplée par l’exode rural, nombreux sont les villages abandonnés, emportant tous leurs mystères et leur histoire.

    Je passe par plusieurs petits hameaux perchés dans la montagne, tels : Dryalos, Vamvaka ou Birki.

    L’architecture des maisons ressemble à des tours défensives qui surgissent du maquis. Koita et Nomia, 2 autres villages typiques.

    Je commence à m’inquiéter pour ce soir, mais où trouver un petit coin de terre arable pour planter ma tente ? Ici, impossible y’a que du cailloux. Jamais je vais trouver.

    A force de chercher, au dessus de Gerolimenas, sur une ancienne terrasse d’oliviers, derrière une petite église j’arrive à me dégager une petite surface de terre,

    j’enlève tous les cailloux et bouts de bois, tandis que ma toile de tente sèche (elle était trempe de ce matin) sur la toiture de la chapelle en contrebas. Avec le vent qu’il fait elle devrait sécher convenablement. En attendant je m’attaque au repas, spécialité grecque : feuilles de vignes farcies, un délice !! Plus un bon tamponnas pour avoir le bide bien calé. Une fois la tente sèche, je l’installe sur la surface dégagée,

    quelques minutes après une voiture passe à la route et me remarque, elle recule et le conducteur et son passager me fixent !! Je m’avance vers eux, et leur explique que je suis là juste pour une nuit avec ma tente. Effectivement ils ont été surpris de voir une tente à proximité d’une chapelle !! (Les grecs sont très pieux et le respect de leurs biens religieux et très important) Je suspecte fort qu’ils n’ont rien compris à ce que je leur ai dit, et ils repartent sans avoir l’air contrarié. Le soleil se couche à présent, sur la magnifique crique de Gerolimenas.

    Cette nuit est une des meilleures du voyage au niveau des températures : 15°. Bon demain il faut que je me trouve un camping pour me laver car depuis 5 jours je ne me suis pas douché et je commence à sentir un peu le renard !!

    14 Novembre - Grèce, Sparte, cité de Mystras, Gytheio, le Magne, Areopoli, Gerolimenas

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    le trajet d'aujourd'hui : Sparte, Mystras, Gytheio, Areopoli, Gerolimenas.


  • Levé à 09h00, et il continue de pleuvoir. Ben, je reste dans la tente, on n’est pas si mal dans le sac de couchage. Ça promet pour monter à Mystras, allé dans un coup de folie je m’habille, je plie toutes mes affaires et hop rangement express dans la Focus. Maintenant le plus compliqué arrive : la toile de tente à plier, et sous la pluie ça va être folko ! Pourtant le ciel n’a pas l’air de se dégager, donc je me lance. Elle prend l’eau évidement, et je l’étends sur toute la plage arrière de la voiture avec le chauffage à bloc, mais rien ne sèche... Bien sûr 10min après il s’arrête de pleuvoir … si j’avais été si patient. Avec ce temps j’ai la flaime de me préparer le p’tit dèj et je part en ville me chercher quelques viennoiseries, ce qui va me caler pour la matinée. En plus aujourd’hui c’est le marché sur la place de Sparte, et ça j’adore !!

    Je déambule entre les marchands d’olives, d’oranges, de fleurs, de pommes de terre, de légumes divers, d’épices, … le petit producteur local qui a 1 seau d’olive à vendre, et bien tu le retrouves ici, un autre vendeur aura 4 sacs de patates il sera là. Je n’en reviens pas des prix affichés : 0.8€/kg les mandarines, 1€/kg les citrons, 0.7€/le sac de patates qui fait bien 2.5/3kg !! Et des produits qui viennent direct de la propriété. Je n’en reviens pas.

    Avec tout ça il est 10h30, le temps est très couvert mais il ne pleut plus depuis tout à l’heure. Direction Mystras « la perle de Morée » à quelques kilomètres de Sparte. Le parking est bien vide, c’est vrai qu’avec ce temps … mais cette brume donne à la colline de Mystras quelque chose de mystique en ne voyant que la ville basse avec ces monastères byzantins éparpillés dans la végétation et le sommet de la ville haute embrumé.

    Comme il ne pleut plus je ne prend avec moi que mon petit sac et je m’habille bien car il va peut-être faire frais là haut. Je commence le parcours par les monastères de la Métropole qui est en fait l’accueil, Saint Théodore et de Vrontochion.

    Les peintures murales sont encore en excellent état malgré leur âge (13e siècle),

    à l’époque toute la colline était une cité vivante avec une influence énorme, aujourd’hui il ne reste plus que des ruines, des pans de murs, des remparts, et les monastères.

    Je me balade donc à travers ces vestiges tout en montant la colline. Ces monastères tous de même style byzantins sont magnifiques avec leur toitures couleur brique, je continue vers le monastère de la Pantanassa seul monastère du site encore habité par quelques nonnes et leurs chats, d’ailleurs quand j’entre dans le monastère une nonne était en train de balayer son devant de cellule monacale, « bonjour ? » pas de réponse.

    Très beau celui-là aussi avec son clocher à plusieurs étages, une beauté architecturale. J’en prends plein les mirettes. A l’intérieur une dame est là pour surveiller (comme dans tous les autres monastères du site) et m’indique que les photos sont autorisées mais sans flash. Je longe le chemin à travers la végétation qui me mène au monastère de Perivleptos,

    dedans se trouve une petite chapelle monolithique dans le roc. Je reviens vers la métropole et je décide de couper tout droit dans le flan de la colline pour rattraper la porte de Monemvasia, début de la ville haute, ce qui va me valoir une sacrée suée. J’ai tellement chaud que je laisse derrière la porte caché sous des pierres mon sac avec mon pull et mon sweet.

    Le palais des Despotes est fermé actuellement car il est en travaux de rénovation. La ville haute est beaucoup plus défensive avec pas mal de pans de remparts, de murs défensifs,

    ça grimpe dur jusqu’au château Franc, et en arrivant à ce dernier une averse de fou me tombe dessus !!

    Je me mets à l’abri de la porte voûtée à l’entrée de château, quelle averse, mais elle se calme un peu je vais pouvoir entrer dans les restes du château jusqu’au ravin à l’extrémité des murs.

    Et la pluie redouble d’intensité, je me remets à l’abri et là c’est parti pour de bon. Comment je vais faire pour redescendre ? Sous cette pluie ? Mince !!!! Mes affaires à la porte de Monemvasia !!! Tout doit se tremper ? Bien joué Régis, c’est tout moi ça, ce genre de gaffes … bon je vais pas rester ici pendant 3heures. Je me lance, quitte à être trempé en bas et je m’élance dans une course folle en dévalant les pentes en courant heureusement il n’y a personne. J’arrive à la porte de Monemvasia copieusement mouillé et je prend mes affaires pas si mouillées que ça à l’abri des pierres et je fini ma course folle jusqu’au parking complètement trempé. Je me change dans la voiture et j’essore le maximum et je mets le tout à sécher avec la ventilation à fond. Il est 14h00 je par pour la région du Magne, c’est la péninsule centrale du sud du Péloponnèse. Jusqu’à Gytheio c’est pluie ininterrompue, bon je vais pas me plaindre c’est le 1er jour de pluie depuis le début du voyage. J’arrive à Areopoli, la capitale du Magne (760hab). La pluie s’estompe un petit peu mais le ciel reste encore bien chargé, ce village typique de l’architecture magnote a une vocation assez récente a attirer les athéniens pour les vacances, bon nombre de vieilles maisons sont restaurées pour en faire des résidences secondaires. Principal intérêt de ce village sont les 2 églises, une avec un double étage de cloches et l’autre avec un clocher à 6 étages.

    J’emprunte la route circulaire qui longe la côte et contourne le massif montagneux du Magne. La région du Magne est réputée pour être l’une des plus arides du pays, effectivement rien n’y pousse, la maigre herbe est cramée même en automne, un sol très très pierreux, battue par les vents. Dramatiquement dépeuplée par l’exode rural, nombreux sont les villages abandonnés, emportant tous leurs mystères et leur histoire.

    Je passe par plusieurs petits hameaux perchés dans la montagne, tels : Dryalos, Vamvaka ou Birki.

    L’architecture des maisons ressemble à des tours défensives qui surgissent du maquis. Koita et Nomia, 2 autres villages typiques.

    Je commence à m’inquiéter pour ce soir, mais où trouver un petit coin de terre arable pour planter ma tente ? Ici, impossible y’a que du cailloux. Jamais je vais trouver.

    A force de chercher, au dessus de Gerolimenas, sur une ancienne terrasse d’oliviers, derrière une petite église j’arrive à me dégager une petite surface de terre,

    j’enlève tous les cailloux et bouts de bois, tandis que ma toile de tente sèche (elle était trempe de ce matin) sur la toiture de la chapelle en contrebas. Avec le vent qu’il fait elle devrait sécher convenablement. En attendant je m’attaque au repas, spécialité grecque : feuilles de vignes farcies, un délice !! Plus un bon tamponnas pour avoir le bide bien calé. Une fois la tente sèche, je l’installe sur la surface dégagée,

    quelques minutes après une voiture passe à la route et me remarque, elle recule et le conducteur et son passager me fixent !! Je m’avance vers eux, et leur explique que je suis là juste pour une nuit avec ma tente. Effectivement ils ont été surpris de voir une tente à proximité d’une chapelle !! (Les grecs sont très pieux et le respect de leurs biens religieux et très important) Je suspecte fort qu’ils n’ont rien compris à ce que je leur ai dit, et ils repartent sans avoir l’air contrarié. Le soleil se couche à présent, sur la magnifique crique de Gerolimenas.

    Cette nuit est une des meilleures du voyage au niveau des températures : 15°. Bon demain il faut que je me trouve un camping pour me laver car depuis 5 jours je ne me suis pas douché et je commence à sentir un peu le renard !!