03 juillet


le trajet d'aujourd'hui : Egilsstaðir, Borgarfjörður Eystri.


  • Je viens de passer une excellente nuit, le soleil me réveille à 08h00, il tape fort sur la toile de tente, j’ai 32°C dedans. C’est bon le vent s’est arrêté, le ciel est couvert avec de belles apparitions du soleil entre les nuages. Les cris des sternes arctiques et des courlis m’on aussi réveillé, ils se trouvent dans la lagune au bord du lac. Il fait vraiment très doux ce matin avec 17°C dehors, je prends alors mon temps pour déjeuner et plier la tente, c’est excellent. Je décolle à 09h30 et je prends du jus chez Orkan et je m’arrête au syndicat d’initiative pour prendre 18 timbres et des cartes postales. Aujourd’hui je compte aller me promener jusqu’à un petit village dès plus isolés : Borgarfjörður Eystri (ce village est aussi appelé Bakkagerði, pour ne pas confondre avec le Borgarfjörður dans les fjords de l’ouest), il faut emprunter un longue ligne droite (la 94) de 40km, c’est très long, j’ai l’impression de ne pas avancer sur cette route, une fois arrivé au bout, la route goudronnée s’arrête est laisse la place à un chemin blanc qui grimpe dans la montagne.

    Toute l’ascension et la descente se fait dans le brouillard, c’est dommage car il parait que le paysage est très beau notamment le massif des Dyrfjöll. Une fois finie la descente, la route est en travaux, car les fortes précipitations de ces derniers jours ont provoquées des éboulements de terrains sur la voirie,

    cette route est restée coupée pendant plusieurs jours. J’arrive dans une petite région très verte, c’est le fjord de Borgarfjörður, le petit village du même nom est très isolé du reste du monde, la seule activité ici c’est la pêche et son tout petit port.

    Pour survivre le village possède une poste, un magasin, une école, un resto, un camping et une banque, c’est la survie du village ces installations. Je me balade tout le long du village et devant une petite maison en toit de tourbe,

    je lis les explications à l’extérieur quand un couple de canadiens entre dans cette propriété privée pour photographier la bâtisse de plus près, lui veut même entrer dedans, je leur dit quand même que c’est privé et que l’on n’a pas le droit de rentrer chez les gens comme ça !!!!! J’en suis offusqué de ces sans-gêne. Un peu plus loin je passe par l’église (en tôle ondulée en fait !!),

    un séchoir à poissons avec des têtes sèches,

    et en bout de village des hangars de pêcheurs, su un des bateaux prénommé Fidel, il y a la photo de Fidel Castro sur la cabine !!!!!

    Je reviens à la voiture pour aller de l’autre côté du fjord pour marcher un peu dans cette grande saignée de rhyolites, je la voie d’ici elle est magnifique. Je m’engage sur la route est devant moi un 4x4 s’arrête au bord de la route pour lire un panneau sans mette les warnings (obligatoire quand on s’arrête), je ralenti et comme je le vois arrêté en train de lire, je mets mon clignotant pour le doubler. Au même moment du dépassement quand je commence à déboîter, il se met à reculer sans regarder dans son rétro savoir si quelqu’un arrive derrière !!!!!!!!!!! Et là, c’est le drame !!!!!!!!!!!! L’accrochage est inévitable, je le touche à l’arrière côté gauche et moi la Yaris côté avant droit … Mais quel con !!!!!!!!!! Je sors de la voiture pour voir les dégâts et lui aussi,

    il commence à vouloir m’engueuller et je lui fait quand même remarquer que le rétro quand on recule c’est pas pour les chiens et les warnings sont assez utiles quand on est garé sur la voie, il reconnaît son erreur. C’est un espagnol avec sa petite famille, il parle pas un mot de français et moi pas un mot d’espagnol, donc on se débrouille tous les 2 en anglais pour faire le constat amiable, il est vraiment de bonne foi, le problème est que le constat amiable est rédigé uniquement en islandais … Nous allons voir l’épicier pour qu’il nous traduise en anglais mais étant pressé il nous renvoie voir le maire du village. Quelle haine je devais rendre la voiture au loueur demain matin, c’est vraiment trop con, j’ai le phare de bergué et l’aile de pliée. Impossible de trouver le maire, une fille qui fait le ménage aux écoles nous renvoie au resto qui eux ne savent pas non plus et nous proposent de téléphoner aux flics. J’ai comme l’impression qu’on nous balade de droite à gauche dans cette affaire, pas grand monde veut bien nous aider, l’espagnol est tout aussi désolé que moi. Nous téléphonons aux flics d’ Egilsstaðir, mais ils ne veulent pas venir jusqu’ici, c’est à nous d’aller à la gendarmerie d’Egilsstaðir. L’espagnol est branque car il est attendu dans la soirée à Höfn, jamais il n’y sera !!!! Sur la grande ligne droite je le suis et il roule comme un branque, nous arrivons à la gendarmerie est pour 5min on se la retrouve fermée. Nous téléphonons au 112 pour les contacter, ils arrivent ½ heure après, ici ils ne doivent pas être pressés, le flic nous emmène dans son bureau, il n’a pas l’air commode un grand blond bien costaud le crâne rasé. Nous lui expliquons notre mésaventure et comme il ne sait pas trop comment faire il téléphone à une de ses connaissances. Il vient avec nous et nous emmène au centre ville chez un assureur pour pouvoir remplir le constat amiable. Nous re-expliquons à l’assureur le truc et il comprend mal en nous traduisant ce qu’il a marqué sur le constat, nous sommes obligé de tout refaire. Bon c’est ok, ça n’a pas l’air trop mal, et je lui fais bien mentionner qu’il n’avait pas les warnings, et qu’il a reculé sans regarder derrière. En principe il s’occupe de tout envoyer aux compagnies de locations de véhicules, en quittant je vais quand même prévenir Hertz à l’aéroport d’Egilsstaðir, j’ai une haine de fou car pour 1 journée je me fais baiser, je devais la rendre demain matin … Chez Hertz je leur explique aussi le topo et ils me disent qu’il y a pas de soucis je pourrai la ramener comme ça demain. Il fait bien beau je décide de retourner à Borgarfjörður ça me changera les idées même si il est déjà 18h00, de toute manière j’ai tout le temps devant moi.

    J’arrive alors au massif de rhyolites de l’autre côté du fjord il est 19h00,

    je commence cette petite ballade en empruntant un chemin de bergers en forte pente, la vue sur le fjord est magnifique

    et les couleurs ocre et bleutées des rhyolites font sensation !!!

    Je traverse ma première petite névé du voyage qui coupe le chemin en 2, pour la traverser je me fais des paliers avec les chaussures de rando dans la glace.

    Et j’arrive au sommet du col

    une nappe de brouillard joue dans la vallée devant moi laissant apparaître justes les sommets des montagnes, c’est magnifique car le brouillard est très fin et se dissipe aussi vite qu’il est venu et revient quelques instants après.

    Les Dyrfjöll se découvrent peu à peu des nuages au loin,

    je reviens à ma voiture cabossée il est 21h00 et 9°C. Le retour vers Egilsstaðir se fait tranquillement, je suis dingue, combien je vais casquer à mon retour pour cet accident, je sais bien qu’il y a toujours des dépenses imprévues lors d’un voyage, mais celle là je ne l’avais pas compté.

    Il recommence à pleuvoir et j’ai la flemme de monter la tente ce soir, je recule dans un chemin en bord de route à Falleberg, je prépare à manger dans la Yaris et je range mon sac et je plie la tente dans la voiture pour faire le transfert demain, c’est folklorique de plier une tente dans la voiture entre les sièges ... Ce soir c’est poche de blé/champignons et saucisses,

    il est 01h30 je me régale tout en écoutant la radio (station : Bylgjan). Je passe une nuit meilleures que la dernière passée dans la voiture y’a 2 jours. 12°C cette nuit.